Tarifs électricité 2026 : prix du kWh, grille des options et économies
Tarifs électricité 2026 : prix du kWh au TRV en août, option base vs heures creuses, hausse de 2,5 % et leviers bricolage concrets pour réduire

En août 2026, le kWh d'électricité au tarif réglementé de vente (TRV) s'établit à 0,2001 € en option Base (3 et 6 kVA), 0,2141 € en heures pleines et 0,1588 € en heures creuses (source : ENGIE, août 2026). Le prix moyen annuel en option Base atteint 0,1940 €/kWh, pour une facture annuelle d'environ 1 106 € (TotalEnergies, 2026). Le TRV a augmenté de 2,5 % le 1er août 2026.
Les tarifs réglementés de l'électricité en 2026 s'établissent à 0,2001 €/kWh en option Base (3 et 6 kVA) depuis la hausse du 1er août 2026. Derrière ce chiffre, votre facture dépend surtout de la puissance souscrite, de l'option tarifaire choisie et de vos usages réels. Isoler ses combles ou choisir les bonnes heures pour lancer son lave-linge pèse souvent plus lourd qu'un changement de fournisseur. Ce guide détaille la grille tarifaire complète, explique la mécanique des hausses et propose des leviers bricolage chiffrés pour réduire durablement la note.
Ce qu'il faut retenir
- Le kWh au TRV est de 0,2001 € en Base (août 2026) ; 0,2141 € en HP, 0,1588 € en HC.
- La hausse d'août 2026 (+2,5 %) compense partiellement la baisse de février (-0,83 %).
- Isoler son logement réduit la consommation de 30 à 50 %, bien plus que changer de fournisseur.
- Recharger un véhicule électrique à domicile coûte 3 € pour 100 km en heures creuses.
- L'option Heures Creuses n'est rentable qu'avec au moins 30 % de consommation décalable la nuit.
Ce que vous payez réellement en 2026 : la grille tarifaire du TRV
En août 2026, le prix du kWh au Tarif Réglementé de Vente (TRV) est de 0,2001 € en option Base pour les puissances 3 et 6 kVA, selon les données consolidées d'EDF et d'ENGIE (fournisseurs-electricite.com, 2026). Ce tarif unique s'applique quelle que soit l'heure de consommation.
L'option Heures Pleines/Heures Creuses (HP/HC) distingue deux périodes. Le kWh en heures pleines coûte 0,2141 €, contre 0,1588 € en heures creuses (ENGIE, août 2026). L'écart entre les deux est de 0,0553 €/kWh, soit un différentiel de près de 35 %. C'est ce différentiel qui détermine la rentabilité de l'option.
Le prix moyen pondéré sur l'année 2026 s'établit à 0,1940 €/kWh en option Base, pour une facture annuelle d'environ 1 106 € (TotalEnergies, 2026). Le prix TTC français reste inférieur de 21 % à la moyenne européenne pour les particuliers (ecologie.gouv.fr).
Au-delà du prix du kWh, l'abonnement annuel dépend de la puissance souscrite : il progresse avec les kVA. Un compteur 6 kVA coûte moins cher à l'année qu'un 12 kVA, mais bride la puissance disponible. La CRE fixe ces tarifs de réseau, intégrés au TRV, et les révise chaque semestre.
Option Base : 3 et 6 kVA
L'option Base convient aux petits logements et aux foyers sans chauffage électrique. Le kWh unique à 0,2001 € simplifie la lecture de la facture. Aucune contrainte horaire : vous consommez quand vous voulez, au même prix.
Les puissances 3 kVA et 6 kVA couvrent l'essentiel des usages hors chauffage. Un appartement de 50 m² équipé d'un lave-linge, d'un réfrigérateur et de quelques appareils multimédias fonctionne sans difficulté sur un abonnement 6 kVA. Le surcoût par rapport à un 3 kVA est d'environ 15 à 20 € par an sur l'abonnement, négligeable comparé au risque de disjonction.
Option Heures Pleines / Heures Creuses
Cette option scinde la journée en deux plages tarifaires. Les heures creuses sont généralement réparties en une plage nocturne (22h-6h) et parfois une plage méridienne (12h-16h), selon votre commune. Le kWh y tombe à 0,1588 €.
Les heures pleines, à 0,2141 €/kWh, couvrent le reste du temps. Le surcoût par rapport à l'option Base (+0,014 €/kWh) est le prix à payer pour l'accès au tarif réduit nocturne. L'équilibre financier dépend du volume d'électricité que vous parvenez à décaler la nuit : chauffe-eau, lave-linge, recharge de véhicule électrique.
Prix moyen annuel et facture estimée
Le prix moyen annuel de 0,1940 €/kWh (TotalEnergies, 2026) lisse les variations mensuelles du TRV. Appliqué à une consommation type de 5 700 kWh/an : la moyenne d'un foyer français avec chauffage électrique partiel : , la facture annuelle atteint environ 1 106 €.
Ce montant inclut l'abonnement et les taxes (acheminement, contribution au service public de l'électricité, accise, TVA à 5,5 % sur l'abonnement et 20 % sur la consommation). Pour mémoire, le bouclier tarifaire de 2023 avait limité la hausse à 4 % TTC au 1er février 2023 (ecologie.gouv.fr), un plafond aujourd'hui disparu.
Hausse du 1er août 2026 : pourquoi votre facture augmente de 2,5 %
Au 1er août 2026, le TRV a augmenté de 2,5 % (source : EDF, lesfurets.com). Cette hausse, applicable aux particuliers dont la puissance souscrite est inférieure à 36 kVA, découle de la révision semestrielle combinant deux composantes : l'évolution du tarif d'acheminement (TURPE) et celle de l'accise sur l'électricité.
La Commission de Régulation de l'Énergie (CRE) propose, les ministres disposent. Le TURPE, qui rémunère Enedis pour l'entretien du réseau, est révisé sur quatre ans. L'accise, elle, peut être ajustée chaque semestre dans la limite des plafonds légaux. En août 2026, c'est principalement la normalisation de l'accise après la sortie progressive du bouclier tarifaire qui a pesé.
Concrètement, pour un foyer consommant 5 700 kWh/an en option Base, cette hausse de 2,5 % représente environ 25 € supplémentaires par an. C'est peu en valeur absolue, mais ces ajustements semestriels s'accumulent dans la durée.
Pour comprendre les prévisions futures, il faut noter l'annonce d'une possible augmentation électricité janvier 2026.
Pourquoi le TRV évolue chaque année
Le TRV est un prix administré, calculé par addition des coûts de fourniture (l'énergie sur le marché de gros), du tarif d'acheminement (TURPE) et de la fiscalité (accise, TVA). La CRE publie deux fois par an une délibération motivée recommandant un ajustement.
Le gouvernement peut suivre ou non cette proposition. Dans les faits, il la suit presque toujours. Le mécanisme garantit que le tarif reflète les coûts réels du système électrique, sans subvention croisée ni marge commerciale opaque. C'est aussi ce qui explique pourquoi le TRV monte quand les marchés montent, y compris en Europe.
Composition de la facture : fourniture + acheminement + taxes
Votre facture se décompose en trois blocs. La fourniture (environ 35 % du total) couvre le coût de l'énergie achetée par EDF. L'acheminement (environ 30 %) rémunère Enedis pour le transport de l'électricité jusqu'à votre compteur.
Les taxes (environ 35 %) comprennent l'accise (ex-TICFE, ex-CSPE), la contribution au service public de l'électricité et la TVA. L'accise est passée de 1 €/MWh pendant le bouclier tarifaire à son niveau normal en 2025-2026, expliquant l'essentiel des hausses récentes. Le TURPE 2025-2028 a également été revalorisé pour financer le renouvellement du réseau.
Rappel des mouvements tarifaires depuis 2023
Depuis 2023, le TRV a connu une succession de mouvements. En février 2023, le bouclier tarifaire a limité la hausse à 4 % TTC (ecologie.gouv.fr). En février 2024, nouvelle hausse contenue autour de 10 %. Février 2025 a vu le retour à la normale de l'accise, avec un bond tarifaire d'environ 14 %.
En février 2026, le TRV a baissé de 0,83 % grâce à une détente sur les marchés de gros et à la révision du TURPE. La hausse d'août 2026 (+2,5 %) a effacé cette embellie et poussé le tarif au-dessus de son niveau de janvier 2026. Pour suivre le détail de ce yo-yo, notre article sur le calendrier des hausses gaz et électricité 2026 retrace chaque échéance.
Prix électricité kWh 2026 : option Base ou Heures Creuses, que choisir ?
La question n'est pas idéologique : elle se tranche avec un calcul. L'option Heures Creuses devient rentable à partir du moment où au moins 30 % de votre consommation électrique est décalable la nuit. Ce seuil est connu et vérifiable grâce aux données du compteur Linky.
L'écart de prix entre les deux options se mesure sur deux plans. D'une part, le kWh HP coûte 0,014 € de plus que le kWh Base : c'est le surcoût permanent. D'autre part, le kWh HC coûte 0,0413 € de moins que le kWh Base : c'est le gain nocturne. Il faut donc consommer suffisamment d'heures creuses pour compenser le surcoût des heures pleines.
Deux profils types permettent d'y voir clair. Leur facture respective illustre le point d'équilibre entre les deux options tarifaires.
Profil 1 : ménage avec chauffage électrique (usage décalable)
Prenons un cas concret : une maison de 100 m² chauffée à l'électricité, avec un ballon d'eau chaude de 200 litres et un lave-linge utilisé trois fois par semaine. La consommation annuelle atteint 12 000 kWh, dont 45 % en heures creuses (chauffe-eau, lessives nocturnes, radiateurs à accumulation programmés).
En option Base, la facture se monte à 12 000 × 0,1940 = 2 328 € plus l'abonnement 9 kVA. En HP/HC, avec 6 600 kWh en HP à 0,2141 € et 5 400 kWh en HC à 0,1588 €, la facture s'établit à environ 2 270 €, soit un gain de l'ordre de 60 € par an. L'écart reste modeste, mais il joue en faveur des HC dès que le décalage dépasse 40 %.
Profil 2 : ménage sans chauffage électrique (usage diurne dominant)
Un appartement de 60 m² chauffé au gaz, occupé par deux personnes. Consommation annuelle : 3 500 kWh, dont seulement 20 % en heures creuses (un lave-linge par semaine en décalé, le reste en journée).
En option Base : 3 500 × 0,1940 = 679 € plus abonnement 6 kVA. En HP/HC : 2 800 kWh HP × 0,2141 = 600 €, plus 700 kWh HC × 0,1588 = 111 €, total 711 €. L'option HC coûte environ 30 € de plus par an. Sans chauffe-eau électrique ni recharge de véhicule, l'option Base reste gagnante.
Comment vérifier et changer d'option sans frais
Votre compteur Linky enregistre la répartition HP/HC heure par heure. Connectez-vous à votre espace client Enedis (enedis.fr) ou à celui de votre fournisseur : la courbe de charge affiche votre consommation par tranche de 30 minutes. Si plus de 30 % tombe en heures creuses, conservez l'option ; sinon, passez en Base.
Le changement d'option est gratuit une fois par an. Il suffit d'en faire la demande auprès de votre fournisseur, qui transmet à Enedis. Le basculement s'effectue à distance en 24 à 48 heures, sans intervention technique. Pour approfondir la comparaison entre fournisseurs, consultez notre guide sur quel tarif d'électricité choisir en 2026.
De plus, pour optimiser votre budget, il est judicieux d'explorer comment identifier un fournisseur électricité moins cher en 2026 et les critères de sélection à privilégier.
Réduire sa facture grâce aux travaux : ce que le bricolage peut changer
Changer de fournisseur pour gagner 20 € par an fait perdre de vue l'essentiel. Une isolation défaillante laisse filer 30 à 50 % de votre chauffage électrique dans la nature (manomano.fr). Avant de comparer des offres commerciales, traitez les déperditions thermiques du logement.
⚠️ Attention : Ne cédez pas à la tentation de multiplier les devis de fournisseurs alternatifs sans avoir d'abord vérifié l'état de vos combles, de vos fenêtres et de vos radiateurs. Un radiateur de 2 000 W qui tourne 8 heures par jour dans une pièce mal isolée coûte près de 960 € par an en option Base. Isoler divise cette facture par deux, là où un changement d'offre en rogne 2 à 3 %.
L'Ademe rappelle que les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) sont cumulables avec MaPrimeRénov' en 2026 (Velux, mars 2026). Ces aides réduisent le reste à charge des travaux d'isolation, parfois jusqu'à 90 % pour les ménages modestes.
Isolation : jusqu'à 50 % de consommation en moins
L'isolation des combles perdus reste le chantier le plus rentable. Une bonne isolation peut réduire la consommation de 30 à 50 % (manomano.fr). Pour un foyer de 100 m² chauffé à l'électricité, cela représente une économie annuelle de 350 à 600 € au tarif 2026.
Le budget matériaux pour 50 m² de combles en laine de verre (30 cm d'épaisseur) tourne autour de 500 à 700 €, soit un retour sur investissement en 1 à 2 ans. L'opération est accessible en DIY avec un masque, des gants et un rouleau dérouleur. Les aides CEE et MaPrimeRénov' couvrent une partie de la facture, y compris pour les travaux réalisés soi-même (hors main-d'œuvre).
Radiateurs électriques : quelle puissance pour quelle pièce
Comptez environ 100 W/m² pour une pièce standard (manomano.fr). Un salon de 25 m² nécessite un radiateur de 2 500 W, une chambre de 12 m² se contente de 1 200 W. Le surdimensionnement est une erreur classique : un radiateur trop puissant chauffe plus vite, mais ne consomme pas moins.
Privilégiez les modèles à chaleur douce (inertie fluide ou fonte) dans les pièces de vie et les radiateurs à rayonnement dans les chambres. Le thermostat électronique intégré permet de programmer la température pièce par pièce. Le DPE 2026, avec son coefficient électricité ramené de 2,3 à 1,9, valorise mieux les logements équipés de radiateurs performants : notre article sur le nouveau DPE 2026 et le coefficient électricité détaille ce point.
Erreur à éviter : changer d'offre sans réduire les déperditions
Le piège : comparer frénétiquement les offres des fournisseurs alternatifs alors que le logement est une passoire thermique. Une remise de 5 % sur le prix du kWh rapporte 55 € par an sur une facture de 1 106 €. Isoler ses combles rapporte 350 à 600 €. La hiérarchie des gains est sans appel.
Commencez par un diagnostic. Le compteur Linky indique votre consommation quotidienne ; une maison qui consomme plus de 10 kWh par jour en été (hors climatisation) révèle des déperditions anormales. Traquez les courants d'air aux jonctions des menuiseries et vérifiez l'épaisseur de l'isolant dans les combles. Ces deux gestes ne coûtent rien et orientent les travaux à prioriser.
Évolution prix électricité 2026 : contexte marché et perspective
Le prix du kWh pour les particuliers ne dépend pas que des décisions de la CRE. Le marché de gros européen, le mix de production français et la fiscalité pèsent aussi sur la trajectoire à moyen terme.
Le prix de l'électricité pour les entreprises a baissé de 20 % entre 2023 et 2024, passant de 205 €/MWh à 165 €/MWh (batizoom.ademe.fr). Cette baisse sur le marché professionnel signale une détente du marché de gros, dont les particuliers pourraient partiellement bénéficier lors des prochaines révisions du TRV : sans garantie, car les mécanismes de fixation ne sont pas les mêmes.
L'objectif de 40 % d'électricité renouvelable en 2030, inscrit dans la loi, semble atteignable (infos.ademe.fr, mars 2026). Le photovoltaïque et l'éolien, dont les coûts de production ont chuté, pourraient exercer une pression baissière sur les prix de gros à long terme. À condition que le réseau de transport suive l'augmentation de la production intermittente.
Pourquoi le prix français reste inférieur à la moyenne européenne
Le prix TTC français pour les particuliers est inférieur de 21 % à la moyenne de l'Union Européenne (ecologie.gouv.fr). Cet écart tient au parc nucléaire historique, dont les coûts de production sont amortis, et au mécanisme de l'ARENH qui permet aux fournisseurs alternatifs d'acheter une partie de l'électricité nucléaire à prix régulé.
La fin programmée de l'ARENH au 1er janvier 2026 et son remplacement par un nouveau dispositif de régulation post-ARENH introduisent une incertitude. Le gouvernement a annoncé un mécanisme de « corridor » pour lisser les prix, mais les modalités précises étaient encore en discussion à la mi-2026.
Électricité renouvelable : quel impact attendu sur les tarifs ?
Les énergies renouvelables électriques (solaire, éolien) produisent à des coûts marginaux très bas, de l'ordre de 30 à 50 €/MWh pour les parcs récents. Leur montée en puissance dans le mix français : 40 % visé en 2030 : pourrait mécaniquement réduire le prix de gros moyen.
L'Ademe (infos.ademe.fr, mars 2026) souligne toutefois que cette baisse potentielle dépend du rythme de déploiement des capacités de stockage et de flexibilité (batteries, pilotage de la demande). Sans ces investissements, la valeur de l'électricité renouvelable produite aux heures de fort ensoleillement pourrait s'effondrer sans bénéficier aux consommateurs aux heures de pointe.
Prix pour les entreprises : signal sur la tendance de fond
Les tarifs professionnels ont baissé plus vite que les tarifs résidentiels : -20 % entre 2023 (205 €/MWh) et 2024 (165 €/MWh), selon batizoom.ademe.fr. Cette baisse reflète la chute des prix de gros du gaz, qui fixe encore le prix marginal de l'électricité sur le marché européen.
Si cette tendance se poursuit en 2025-2026, elle pourrait influencer les prochaines révisions du TRV particuliers. Attention toutefois : le prix entreprise n'est pas directement transposable au tarif domestique, car les structures d'acheminement et de fiscalité diffèrent.
Mobilité électrique et usages domestiques : combien ça coûte vraiment en 2026
La recharge d'un véhicule électrique à domicile coûte 3 € pour 100 km, soit 12 € pour un plein complet (ecologie.gouv.fr, mai 2026). Ce coût est calculé au tarif heures creuses, avec une consommation moyenne de 17 kWh/100 km. À titre de comparaison, un plein de carburant pour un véhicule thermique équivalent dépasse 70 €.
Cette donne économique change radicalement l'équation du choix tarifaire. Un ménage qui parcourt 15 000 km par an en véhicule électrique consomme environ 2 550 kWh supplémentaires, idéalement en heures creuses. L'option HP/HC devient alors très nettement gagnante.
En choisissant les heures creuses électricité 2026 pour la recharge, les économies peuvent être significatives.
💡 À noter : Une wallbox de 7 kW recharge une batterie de 50 kWh en 7 à 8 heures, soit une nuit complète en heures creuses. L'investissement (800 à 1 500 € pose comprise) est éligible au crédit d'impôt et aux aides de certaines collectivités locales.
Recharge voiture électrique à domicile : 3 € pour 100 km
Avec un kWh à 0,1588 € en heures creuses et une consommation moyenne de 17 kWh/100 km, le coût s'établit à 2,70 € pour 100 km, arrondi à 3 € dans la communication officielle (ecologie.gouv.fr, mai 2026). Sur 15 000 km annuels, la facture électrique dédiée à la mobilité atteint environ 400 €.
Le même kilométrage en voiture thermique essence (6 L/100 km, 1,85 €/L) coûterait environ 1 665 €. L'écart de 1 265 € par an amortit rapidement le surcoût d'achat du véhicule électrique et celui de la borne de recharge.
Choisir les heures creuses pour recharger son véhicule
La plupart des wallbox et des véhicules électriques récents permettent la programmation de la recharge. Réglez le démarrage à 22h ou à l'heure de début des HC locales (consultez votre espace Enedis pour connaître vos plages exactes). Une recharge de 40 kWh en HC coûte 6,35 € ; la même recharge en HP coûterait 8,56 €.
Si vous possédez un véhicule électrique ET un ballon d'eau chaude électrique, l'option HC est quasi systématiquement rentable, quel que soit le reste de vos usages. Le seul cas où l'option Base reste compétitive est celui d'un logement tout gaz (chauffage, eau chaude, cuisson) sans véhicule électrique.
Tableau récapitulatif : tarifs électricité 2026 et économies estimées selon les travaux
Voici la synthèse des données tarifaires en vigueur en août 2026, croisées avec les leviers d'économie chiffrés documentés dans ce guide. Ce tableau permet d'arbitrer rapidement entre un changement d'option tarifaire et un investissement en travaux.
- Option Base : 0,2001 €/kWh, ~1 106 €/an (5 700 kWh), rentable si < 30 % de conso nocturne
- Option HP/HC : 0,2141 € HP / 0,1588 € HC, gain net à partir de 30 % de conso décalée
- Isolation des combles : 500-700 € de matériaux, -30 à -50 % de conso chauffage, retour en 1-2 ans
- Radiateur adapté (100 W/m²) : 100-400 € par appareil, gain variable selon l'état du parc existant
- Recharge VE en HC : 3 €/100 km, économie de ~1 265 €/an vs thermique (15 000 km)
L'ordre des priorités est clair : isolez d'abord, dimensionnez correctement vos radiateurs ensuite, choisissez l'option tarifaire adaptée à vos usages réels, puis seulement comparez les fournisseurs. La baisse de la facture électricité de février 2026 a montré que les mouvements tarifaires ponctuels pèsent peu face aux gains structurels des travaux.
Pour les aspects fiscaux de votre facture, notre article sur la TVA électricité 2026 détaille les taux applicables et leur impact réel sur le montant final.
Fiche pratique
| Budget estimé | 0,2001 €/kWh Base, 0,2141 € HP, 0,1588 € HC (août 2026) |
| Temps d'installation | Isolation combles perdus : 1-2 jours en DIY ; radiateurs : 30 min par appareil |
| Difficulté | Débutant (changement d'option tarifaire en ligne) à intermédiaire (isolation, remplacement radiateur) |
| Protocols compatibles | Linky (compteur communicant obligatoire pour option HC), wallbox 7-22 kW |
| Alternatives | Fournisseurs alternatifs (ENGIE, TotalEnergies, offres à prix indexé ou fixe) |
| Prérequis | Compteur Linky activé, accès espace client Enedis pour suivi conso, diagnostic isolation préalable recommandé |
Sources
- ecologie.gouv.fr
- ecologie.gouv.fr
- ecologie.gouv.fr
- batizoom.ademe.fr
- infos.ademe.fr
- librairie.ademe.fr
- manomano.fr
- velux.fr
Les indications fournies sont générales. Avant des travaux engageant la sécurité ou les normes, sollicitez un artisan qualifié (RGE, Qualibat, électricien).
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Questions de bricoleurs
Est-ce que le prix de l'électricité va augmenter en 2026 ?
Oui. Le tarif réglementé de vente (TRV) a augmenté de 2,5 % au 1er août 2026 (source : EDF, lesfurets.com). Une baisse de 0,83 % avait été appliquée en février 2026. Le prix du kWh en option Base atteint 0,2001 €. Cette hausse d'août résulte du relèvement progressif de l'accise sur l'électricité et de l'évolution des coûts d'acheminement.
Quelle est la grille des tarifs d'électricité pour 2026 ?
En août 2026, le kWh au TRV est de 0,2001 € en option Base (3 et 6 kVA), 0,2141 € en heures pleines et 0,1588 € en heures creuses (source : ENGIE). L'abonnement annuel varie selon la puissance souscrite, de 3 à 36 kVA. Le prix moyen pondéré sur l'année en option Base s'établit à 0,1940 €/kWh, soit environ 1 106 € de facture annuelle (source : TotalEnergies).
Quelle est la grille tarifaire d'EDF pour 2026 ?
EDF applique le TRV pour les clients dont la puissance souscrite est inférieure à 36 kVA. Au 1er août 2026, le kWh EDF est à 0,2001 € en option Base, 0,2141 € en HP et 0,1588 € en HC. Ces tarifs, identiques sur tout le territoire, sont fixés par les pouvoirs publics sur proposition de la CRE. Les fournisseurs alternatifs (ENGIE, TotalEnergies) proposent d'autres grilles, souvent indexées sur le TRV avec une remise temporaire.
Quel sera le prix de l'électricité au 1er février 2026 ?
Le 1er février 2026, le TRV a connu une baisse de 0,83 % en moyenne par rapport à janvier, dans le cadre de la baisse du prix de l'électricité liée à la diminution des tarifs d'acheminement et à la révision semestrielle de l'accise. Cette baisse mensuelle a été confirmée sur notre article dédié à la baisse de la facture électricité en février 2026. Le tarif applicable en janvier reflétait encore les niveaux post-bouclier tarifaire.
