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Énergie

Facture électricité janvier 2026 : comprendre les vrais changements

Facture électricité janvier 2026 : fin de l'ARENH, nouveau taux d'accise à 30,85 €/MWh, évolution du TRV. Tout ce qui change concrètement sur votre facture.

Florian RousseauFlorian Rousseau 20 min de lecture
Comprendre sa facture d'électricité | Allo ENGIE

La facture d'électricité de janvier 2026 est marquée par la fin du mécanisme régulateur ARENH, qui expose les prix au marché. L'accise sur l'électricité (ex-TICFE) est aussi modifiée, passant à 30,85 €/MWh. Ces changements sont fiscaux et réglementaires, et n'incluent pas de hausse du tarif réglementé à cette date.

Votre facture d'électricité de janvier 2026 intègre trois changements structurels simultanés qui modifient le calcul de ce que vous payez. Il s'agit de la disparition du mécanisme régulateur ARENH, d'une modification du taux de l'accise sur l'électricité (l'ancienne TICFE), et d'une révision du coefficient pour le calcul du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Ces évolutions sont réglementaires et fiscales ; elles ne constituent pas une hausse du tarif réglementé de vente (TRV), qui lui, est prévu d'évoluer au 1er août 2026. Comprendre cette bascule est essentiel pour anticiper correctement son budget énergie pour l'année.

En bref

  • Le 1er janvier 2026 marque la fin du dispositif ARENH, qui donnait accès à l'électricité nucléaire à prix régulé.
  • L'accise sur l'électricité (ex-TICFE) passe à 30,85 €/MWh le 1er janvier, avant de redescendre à 25,19 €/MWh le 1er février 2026.
  • Le tarif réglementé (TRV) n'augmente pas en janvier, mais une hausse de +2,5 % est annoncée pour le 1er août 2026.
  • La fin de l'ARENH empêche une baisse potentielle d'environ 6 % TTC sur la facture début 2026.
  • Le coefficient de calcul du DPE pour le chauffage électrique est revu, ce qui impactera la note énergétique de nombreux logements.

Comparatif en un coup d'œil

Cliquez sur un en-tête de colonne pour trier.

OptionOption tarifairePrix du kWh (€ TTC)Profil recommandéPrincipe
Option Basen.c.n.c.n.c.n.c.
Option Heures Pleines / Heures Creuses (HP/HC)n.c.n.c.n.c.n.c.
Option Tempon.c.n.c.n.c.n.c.

Ce qui change au 1er janvier 2026 sur votre facture d'électricité

Le début de l'année 2026 marque un tournant pour le marché de l'électricité en France, avec des conséquences directes pour les consommateurs. Trois mécanismes évoluent simultanément et impactent votre facture. Ces changements sont d'ordre réglementaire et fiscal, et il est crucial de ne pas les confondre avec l'évolution semestrielle du tarif réglementé de vente (TRV) proposée par la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

La principale bascule est la fin de l'Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique (ARENH), un dispositif qui permettait depuis 2011 aux fournisseurs alternatifs d'acheter de l'électricité à EDF à un tarif fixe. En parallèle, la fiscalité évolue : le taux de l'accise sur l'électricité est modifié. Enfin, une mise à jour technique mais importante concerne le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), avec une révision de son mode de calcul pour les logements chauffés à l'électricité. Ces trois leviers agissent de concert dès le premier jour de l'année.

Pour comprendre les évolutions futures, notamment les tarifs électricité 2026, il est essentiel de bien identifier ces changements structurels.

La fin de l'ARENH : un mécanisme régulateur qui disparaît

Actif depuis 2011, le mécanisme ARENH a pris fin le 31 décembre 2025. Il obligeait EDF à vendre jusqu'à 100 TWh par an de sa production nucléaire à ses concurrents à un prix régulé (42 €/MWh). Ce dispositif a joué un rôle d'amortisseur majeur, protégeant les consommateurs d'une trop forte volatilité des marchés de gros, notamment durant la crise énergétique de 2022-2023. Sa disparition signifie que le prix de l'électricité fourni par tous les acteurs sera désormais plus directement lié aux coûts de production et aux prix du marché européen. Selon une analyse du portail Les Energies Renouvelables (2025), le maintien de l'ARENH aurait pu entraîner une baisse d'environ 9 % HT (soit près de 6 % TTC) sur le TRV début 2026. Cette baisse potentielle ne se matérialisera donc pas. Sans ce mécanisme, le nouveau coût de référence de l'électricité est estimé à 117,29 €/MWh, soit une augmentation de +44 % par rapport à la référence précédente (Les Energies Renouvelables, 2025).

Le nouveau taux d'accise sur l'électricité au 1er janvier 2026

L'accise sur l'électricité, aussi connue sous son ancien nom de Taxe Intérieure sur la Consommation Finale d'Électricité (TICFE), est une composante fiscale de votre facture. Dans le cadre de la sortie progressive du bouclier tarifaire, son taux est ajusté. Selon le Bulletin Officiel des Finances Publiques-Impôts (31 décembre 2025), le taux normal applicable est de 30,85 €/MWh à compter du 1er janvier 2026. Cependant, cette valeur est temporaire. Un arrêté publié au Journal Officiel le 27 janvier 2026 (Legifrance, 2026) précise que ce taux sera ramené à 25,19 €/MWh pour les ménages et assimilés dès le 1er février 2026. Cette variation sur un mois, bien que technique, aura un impact visible sur les factures de régularisation ou celles émises au début du printemps. C'est un point de vigilance à avoir lors de la lecture de vos décomptes. Pour en savoir plus sur l'évolution du prix électricité 2026 en France, il est essentiel de distinguer les taxes du coût de l'énergie pure.

La révision du coefficient DPE électricité dès le 1er janvier 2026

Un arrêté ministériel (ecologie.gouv.fr, 2025) modifie la méthode de calcul du DPE à partir du 1er janvier 2026. Cette réforme vise à mieux valoriser les modes de chauffage décarbonés. Concrètement, le coefficient de conversion de l'énergie finale en énergie primaire pour l'électricité est abaissé. Il passe de 2,3 à une valeur inférieure qui n'a pas encore été officialisée. L'objectif est de ne plus pénaliser les logements équipés de chauffages électriques performants (pompes à chaleur, radiateurs récents). Cette mesure n'a pas d'impact direct sur le montant de la facture, mais elle est cruciale pour la valeur immobilière des biens. Un meilleur classement DPE peut faciliter la vente ou la location d'un logement, et le rendre éligible à certaines aides à la rénovation. Pour les propriétaires, c'est une évolution significative qui rebat les cartes de la performance énergétique. Le nouveau DPE 2026 et coefficient électricité est un sujet à part entière.

Prix électricité 2026 pour les particuliers : quel tarif en janvier ?

Contrairement à une idée reçue, le prix du kilowattheure (kWh) au tarif réglementé de vente (TRV), ou "Tarif Bleu" d'EDF, n'évolue pas au 1er janvier 2026. Les changements à cette date sont, comme nous l'avons vu, fiscaux et réglementaires. La CRE (Commission de régulation de l'énergie) propose une évolution des tarifs deux fois par an, au 1er février et au 1er août. Le gouvernement reste décisionnaire sur l'application de cette proposition.

Début 2026, les tarifs appliqués sont donc ceux hérités de la dernière révision. Selon les données communiquées par les fournisseurs, le TRV option base se situe dans une fourchette de 0,1940 €/kWh (TotalEnergies, 2026) à 0,2001 €/kWh TTC (Engie, 2026). Ces tarifs concernent encore près de 20 millions de foyers en France (service-public.gouv.fr, 2026). La véritable prochaine échéance pour le tarif de l'énergie elle-même est fixée à l'été.

📌 Important : La prochaine évolution du TRV est prévue pour le 1er août 2026. Le gouvernement a déjà annoncé une hausse moyenne de +2,5 % à cette date (service-public.gouv.fr, 2026). C'est ce qu'on appelle l'augmentation électricité janvier 2026, bien que l'impact tarifaire soit programmé pour août.

Tarif EDF janvier 2026 : option base et heures pleines/creuses

En janvier 2026, les grilles tarifaires du TRV restent basées sur les dernières modifications. Les deux options principales pour les particuliers n'évoluent pas sur le prix du kWh à cette date précise.

  • Option Base : Le prix du kWh est constant, quelle que soit l'heure de la journée. Il se situe autour de 0,20 €/kWh TTC. C'est l'option la plus simple et souvent la plus adaptée aux foyers ayant une consommation modérée et peu d'appareils énergivores programmables (chauffe-eau, lave-linge).
  • Option Heures Pleines / Heures Creuses (HP/HC) : Le prix du kWh varie selon les plages horaires. Il est plus avantageux pendant 8 heures creuses (généralement la nuit) et plus cher pendant 16 heures pleines. Pour que cette option soit rentable, il faut pouvoir décaler au moins 30 % à 40 % de sa consommation électrique durant les heures creuses.

Le choix entre ces deux options dépend entièrement de vos habitudes de consommation et de vos équipements. La fin de l'ARENH ne modifie pas ce principe, mais elle rend d'autant plus pertinent le suivi précis de sa consommation pour optimiser sa facture.

Erreur courante : confondre la réforme du 1er janvier et la hausse tarifaire du 1er août 2026

L'erreur la plus fréquente est de lier les réformes structurelles du 1er janvier 2026 à une augmentation immédiate du prix de l'énergie. Dans les faits, les deux calendriers sont distincts. Janvier voit la fin d'un mécanisme (ARENH) et un ajustement de taxe (accise), ce qui modifie la structure du coût global, mais pas le tarif de vente de l'électricité lui-même. La hausse tarifaire, elle, est une décision administrative qui intervient traditionnellement en février et en août. Pour 2026, le gouvernement a déjà statué sur une augmentation de +2,5 % au 1er août 2026 (service-public.gouv.fr, 2026). Anticiper une forte hausse dès janvier est donc une erreur d'analyse. La véritable pression sur le budget se fera sentir au second semestre, mais les bases de cette nouvelle structure de prix sont bien posées dès le premier jour de l'année. Cette confusion peut mener à une mauvaise anticipation budgétaire pour les ménages.

Cette confusion peut mener à une mauvaise anticipation budgétaire pour les ménages, d'autant que le gouvernement a déjà annoncé l'augmentation gaz et électricité 2026.

Cas pratique : simuler l'impact de janvier 2026 sur une facture type

Pour bien saisir l'impact de ces changements, il est utile de décomposer une facture type et de simuler les effets des nouvelles mesures. Prenons un cas concret pour illustrer comment la fin de l'ARENH et la variation de l'accise se traduisent en euros pour un ménage. Ce type de simulation permet de passer des pourcentages et des taux abstraits à une réalité tangible sur le budget mensuel.

Il est important de se rappeler que chaque facture est unique et dépend de nombreux facteurs : la puissance de l'abonnement (en kVA), l'option tarifaire choisie (Base, HP/HC), la consommation réelle (en kWh) et le fournisseur d'énergie. L'exemple qui suit se base sur des valeurs moyennes pour un profil de consommation courant en France, mais il sert avant tout de repère pédagogique pour visualiser les mécanismes à l'œuvre.

Les postes détaillés d'une facture électricité en janvier 2026

Une facture d'électricité en France, qu'elle soit d'EDF ou d'un fournisseur alternatif, se compose de plusieurs postes de coûts et de taxes. Comprendre cette structure est la première étape pour maîtriser sa dépense.

  • Abonnement : C'est la partie fixe de la facture. Son montant dépend de la puissance souscrite (de 3 kVA à 36 kVA pour les particuliers) et de l'option tarifaire.
  • Consommation d'énergie : C'est la partie variable, calculée en multipliant le nombre de kWh consommés par le prix du kWh. C'est sur ce poste que le TRV et les offres de marché jouent.
  • Acheminement (TURPE) : Il s'agit du Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité, qui rémunère Enedis pour le transport et la distribution de l'électricité jusqu'à votre domicile. Son montant est fixé par la CRE et est identique pour tous les fournisseurs.
  • Taxes et contributions :
    • L'accise sur l'électricité (ex-CSPE/TICFE) : son taux est directement impacté par la réforme de janvier 2026.
    • La TVA : une TVA à 5,5 % s'applique sur l'abonnement et la CTA, et une TVA à 20 % sur la consommation et l'accise.
    • La CTA (Contribution Tarifaire d'Acheminement).

Il est important de noter que la TVA électricité 2026 s'applique différemment selon les composantes de la facture.

Simulation chiffrée : foyer chauffage électrique 5 500 kWh/an

Prenons le cas d'un foyer vivant dans une maison de 100 m² tout électrique, avec une consommation annuelle de 5 500 kWh, un abonnement 9 kVA en option Base. La facture annuelle pour ce profil est estimée à environ 1 106 € en 2026 (source : TotalEnergies, 2026).

  1. Impact de la fin de l'ARENH : Sans l'ARENH, ce foyer ne bénéficie pas de la baisse potentielle de 6 % TTC sur sa facture. Sur une base de 1 106 €, cela représente une "perte" ou plutôt un "manque à gagner" de l'ordre de 66 € sur l'année, soit environ 5,50 € par mois.

  2. Impact de la variation d'accise :

    • En janvier, avec une accise à 30,85 €/MWh, la part de cette taxe sur la consommation mensuelle (environ 458 kWh) est d'environ 14,13 €.
    • En février, avec l'accise ramenée à 25,19 €/MWh (Legifrance, arrêté du 27 janvier 2026), cette part tombe à 11,54 € pour la même consommation.

💡 À noter : La simple variation de l'accise entre janvier et février représente une différence de 2,59 € sur la facture mensuelle de ce foyer type. Bien que modeste, ce chiffre illustre la sensibilité de la facture aux décisions fiscales. La fin de l'ARENH a un impact structurel bien plus lourd sur le budget annuel.

Évolution du prix de l'électricité sur 10 ans : le contexte de 2026

La bascule de janvier 2026 ne sort pas de nulle part. Elle s'inscrit dans une décennie de transformations profondes du marché de l'énergie, marquées par une volatilité croissante. Pour les ménages, comprendre cette trajectoire permet de mieux appréhender les enjeux actuels et futurs du prix de l'électricité. Le rôle de l'ARENH, en particulier, a été central pour maintenir une certaine stabilité des prix en France par rapport à ses voisins européens.

La crise énergétique de 2022 et 2023, avec l'explosion des prix sur les marchés de gros, a mis en lumière à la fois les forces et les limites de ce système. Les boucliers tarifaires mis en place par le gouvernement ont largement complété le rôle de l'ARENH pour contenir la hausse. L'année 2025 a ensuite été marquée par un reflux, avec plusieurs baisses consécutives des tarifs réglementés, offrant un répit aux consommateurs. C'est dans ce contexte de détente relative que la réforme de janvier 2026 intervient, changeant les règles du jeu pour la décennie à venir.

Le rôle amortisseur de l'ARENH depuis 2011

Mis en place par la loi NOME en 2011, l'Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique (ARENH) avait pour objectif d'introduire de la concurrence sur le marché de l'électricité, dominé par l'acteur historique EDF. En forçant ce dernier à céder une partie de sa production nucléaire à un prix fixe et bas (42 €/MWh), l'État a permis l'émergence de fournisseurs alternatifs tout en garantissant un prix de référence stable pour une partie de la consommation nationale. Cet effet "amortisseur" a été particulièrement visible lorsque les prix de marché ont flambé bien au-delà de 100 €/MWh. L'ARENH a ainsi protégé le pouvoir d'achat des ménages français pendant plus d'une décennie. Sa suppression marque la fin d'une forme d'exception française et un alignement plus direct sur les logiques du marché européen de l'énergie. L'évolution du prix électricité 2026 en France est donc directement liée à cette transition.

Baisses de 2025 et pourquoi janvier 2026 ne prolonge pas la tendance

L'année 2025 a été une année de décrue pour les prix de l'électricité, contrastant fortement avec les hausses des années précédentes. Selon les données publiées par Engie (particuliers.engie.fr, 2026), les tarifs réglementés ont connu plusieurs baisses successives :

Cette tendance baissière, liée à la détente sur les marchés de gros, aurait dû logiquement se poursuivre. Cependant, la fin de l'ARENH au 1er janvier 2026 change la donne. Elle prive le marché du prix de référence bas du nucléaire historique. Comme vu précédemment, cette disparition annule une baisse potentielle d'environ 6% TTC (Les Energies Renouvelables, 2025). Janvier 2026 ne prolonge donc pas la tendance de 2025, mais marque une rupture, avec des prix désormais plus exposés aux coûts réels de production et à la volatilité des marchés.

Grille tarifaire EDF 2026 : options et abonnements disponibles en janvier

Début 2026, la grille tarifaire d'EDF pour les particuliers au tarif réglementé (Tarif Bleu) conserve sa structure habituelle. Le choix de l'option tarifaire et de la puissance d'abonnement reste le levier principal dont dispose le consommateur pour adapter son contrat à son profil de consommation. Il est essentiel de distinguer le tarif réglementé, dont les évolutions sont encadrées par les pouvoirs publics, des offres de marché, où chaque fournisseur est libre de fixer ses prix et ses conditions.

Avec la fin de l'ARENH, l'analyse des offres de marché devient plus complexe. Celles-ci pourraient proposer des tarifs attractifs lors des périodes de faible prix sur les marchés de gros, mais présenter aussi un risque de hausse plus marquée en cas de tension. Le TRV, lui, conserve un rôle de "prix de référence" et de sécurité pour de nombreux foyers. Le tableau ci-dessous synthétise les options disponibles au sein du tarif réglementé.

Tableau généré dynamiquement ci-dessus : "Comparatif des options tarifaires EDF en 2026"

Option base vs heures pleines/creuses : laquelle choisir en 2026 ?

Le choix entre l'option Base et les Heures Pleines/Heures Creuses (HP/HC) est un arbitrage personnel qui dépend de vos équipements et de votre mode de vie.

  • L'option Base est simple et sans contrainte. Elle convient aux petits logements ou aux foyers dont la consommation se répartit uniformément sur la journée. Avec un prix au kWh constant autour de 0,20 € (fourchettes fournisseurs, 2026), elle évite les mauvaises surprises.
  • L'option HP/HC n'est rentable que si vous pouvez activement déplacer une part significative de votre consommation. Le chauffe-eau électrique programmé la nuit est l'exemple type. Le lave-linge, le sèche-linge et la recharge d'un véhicule électrique sont d'autres postes importants. Si moins de 30% de votre consommation totale est effectuée en heures creuses, cette option est rarement avantageuse car le prix en heures pleines et le coût de l'abonnement sont plus élevés.

💡 À noter : Pour vérifier la rentabilité, il suffit de consulter sa facture annuelle détaillée, qui ventile la consommation entre heures pleines et heures creuses, ou de suivre sa consommation via son compteur Linky.

Les offres de marché face au tarif réglementé en janvier 2026

Le tarif réglementé de vente (TRV), proposé uniquement par EDF et les entreprises locales de distribution, coexiste avec une multitude d'offres de marché proposées par des fournisseurs alternatifs (Engie, TotalEnergies, Eni, etc.). Ces offres se divisent en plusieurs catégories :

  • Offres à prix fixe : Le prix du kWh HT est bloqué pendant une durée déterminée (1, 2 ou 3 ans). C'est une protection contre les hausses, mais vous ne profitez pas des baisses éventuelles du TRV.
  • Offres à prix indexé sur le TRV : Le prix du kWh HT suit les évolutions du TRV, mais avec un pourcentage de réduction garanti. C'est une assurance de payer toujours un peu moins cher que le tarif de référence.
  • Offres à prix indexé sur le marché de gros : Plus rares pour les particuliers, elles sont très volatiles et directement liées aux prix spot de l'électricité.

Avec la fin de l'ARENH, les offres à prix fixe pourraient devenir plus rares ou plus chères, car les fournisseurs ont moins de visibilité. Comparer les offres reste pertinent, en étant particulièrement attentif aux conditions d'évolution des prix.

Réduire sa facture électricité en janvier 2026 : leviers concrets pour les ménages

Face à un contexte de prix structurellement plus élevés, les actions de maîtrise de l'énergie deviennent le principal levier pour les ménages. Plus que jamais, les gestes de bricolage et d'optimisation du logement ont un impact direct et mesurable sur le montant de la facture. Il ne s'agit pas de se priver de confort, mais d'éliminer les gaspillages et d'adapter sa consommation à ses besoins réels.

L'optimisation passe par deux axes principaux. Le premier concerne l'enveloppe du bâtiment : une meilleure isolation permet de réduire drastiquement les besoins en chauffage, qui représentent le premier poste de consommation électrique en hiver. Le second axe est comportemental et technologique : mieux piloter ses équipements, choisir des appareils performants et tirer le meilleur parti de son contrat d'électricité. Ces actions sont à la portée de tous et peuvent générer des économies substantielles sans investissement démesuré.

Isolation et chauffage : les chantiers bricolage qui pèsent sur la facture

Le chauffage est le poste qui pèse le plus lourd sur la facture d'un logement tout électrique. Avant même de penser à changer de radiateurs, la priorité est de limiter les déperditions de chaleur. Des chantiers de bricolage simples peuvent avoir un effet rapide :

  • Isolation des combles perdus : C'est le chantier le plus rentable, car 30% des déperditions de chaleur se font par le toit.
  • Calfeutrage des portes et fenêtres : L'installation de joints neufs ou de bas de porte limite les courants d'air froids.
  • Installation de thermostats programmables ou connectés : Ils permettent de ne chauffer que lorsque c'est nécessaire et à la bonne température, réduisant la consommation de 15% à 25%.
  • Entretien des radiateurs : Dépoussiérer les convecteurs et ne pas placer de meubles devant assure une diffusion optimale de la chaleur.

⚠️ Attention : Toute intervention sur le tableau électrique ou le câblage des appareils de chauffage doit être réalisée par un électricien qualifié pour des raisons de sécurité.

Optimiser ses heures creuses et son abonnement

Si vous avez opté pour un abonnement Heures Pleines / Heures Creuses, l'optimisation est primordiale pour le rentabiliser. Utilisez des programmateurs sur vos appareils les plus énergivores (lave-linge, sèche-linge, lave-vaisselle) pour qu'ils fonctionnent exclusivement pendant les 8 heures creuses. Le ballon d'eau chaude doit impérativement être asservi aux heures creuses via un contacteur sur le tableau électrique.

Il est aussi judicieux de vérifier que la puissance de votre abonnement (exprimée en kVA) est bien adaptée à vos besoins. Une puissance trop élevée engendre un coût d'abonnement mensuel inutilement cher. À l'inverse, une puissance trop faible provoquera des disjonctions fréquentes. L'historique de consommation disponible sur votre espace client Enedis permet de visualiser votre pic de puissance maximal et d'ajuster votre contrat si nécessaire. Un simple appel à votre fournisseur suffit pour modifier la puissance.

Comparatif des options tarifaires EDF en 2026

Les options tarifaires réglementées proposées par EDF permettent d'adapter le contrat à son style de vie. Le choix impacte directement le prix du kWh et de l'abonnement.

  • Option Base : Le prix du kWh est le même 24h/24. C'est l'option la plus simple, idéale pour les consommations faibles à moyennes, sans gros appareils programmables la nuit. En 2026, le prix se situe aux alentours de 0,20 €/kWh.
  • Option Heures Pleines / Heures Creuses (HP/HC) : Le prix du kWh est réduit pendant 8 heures (heures creuses, souvent la nuit) et majoré pendant 16 heures (heures pleines). Cette option n'est financièrement intéressante que si au moins 30% à 40% de la consommation électrique totale est reportée sur les heures creuses. Elle est recommandée pour les foyers équipés d'un chauffe-eau électrique à accumulation et qui utilisent intensivement lave-linge ou sèche-linge la nuit.
  • Option Tempo : C'est une option plus complexe avec six tarifs différents selon le jour de l'année (300 jours bleus très avantageux, 43 jours blancs au tarif moyen, 22 jours rouges très chers en hiver). Elle demande une grande flexibilité et des solutions de chauffage alternatives (poêle à bois) pour s'effacer les jours rouges. Elle peut générer d'importantes économies pour les consommateurs avertis et flexibles.

Le tableau ci-dessous détaille les caractéristiques de chaque option pour vous aider à choisir.

Sources

Les indications fournies sont générales. Avant des travaux engageant la sécurité ou les normes, sollicitez un artisan qualifié (RGE, Qualibat, électricien).

Questions de bricoleurs

Est-ce que l'électricité va augmenter en janvier 2026 ?

Non, le tarif réglementé de l'électricité (TRV) n'augmente pas au 1er janvier 2026. Les changements à cette date sont fiscaux (accise) et réglementaires (fin de l'ARENH). Une hausse de +2,5 % est en revanche prévue par le gouvernement pour le 1er août 2026.

Quel sera le tarif d'électricité en 2026 ?

En 2026, le tarif réglementé de vente (TRV) en option base se situe autour de 0,1940 €/kWh à 0,2001 €/kWh TTC selon les sources des fournisseurs. Ce tarif évoluera le 1er août 2026 avec une hausse annoncée de +2,5 % par les pouvoirs publics. Les offres de marché peuvent proposer des tarifs différents.

Quand la facture EDF 2026 ?

Votre facture EDF de 2026 reflétera les changements dès son émission après le 1er janvier. Les consommations de janvier intègreront la fin du mécanisme ARENH et le nouveau taux d'accise. La révision tarifaire, elle, s'appliquera sur les consommations à partir du 1er août 2026.

Qu'est-ce qui change au 1er janvier 2026 ?

Au 1er janvier 2026, trois éléments majeurs changent pour l'électricité. Le mécanisme régulateur ARENH disparaît, exposant les prix davantage aux marchés. L'accise sur l'électricité (ex-TICFE) est temporairement révisée. Enfin, le coefficient de conversion pour le calcul du DPE est ajusté pour les logements chauffés à l'électricité.