DPE 2026 : comment le nouveau calcul de l'électricité change votre classe
Depuis janvier 2026, le coefficient électricité du DPE passe de 2,3 à 1,9. Quel impact sur votre classe énergétique et vos aides à la rénovation ?


Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire utilisé dans le diagnostic de performance énergétique (DPE) est passé de 2,3 à 1,9. Ce changement, acté par arrêté du ministère de la Transition écologique (ecologie.gouv.fr, 2025), modifie à la baisse la consommation d'énergie primaire affichée sur l'étiquette des logements chauffés à l'électricité. Un appartement ou une maison tout électrique peut ainsi voir sa classe DPE s'améliorer d'un cran, sans qu'aucun travaux n'ait été réalisé. Ce qu'il faut comprendre : le mécanisme, les logements concernés et l'impact sur MaPrimeRénov'.
Ce qui change vraiment au 1er janvier 2026 dans le calcul du DPE
La réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2026 modifie un paramètre central du diagnostic de performance énergétique : le coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire. Jusqu'au 31 décembre 2025, chaque kilowattheure d'électricité consommé par un logement était multiplié par 2,3 dans le calcul du DPE. Depuis le 1er janvier 2026, ce coefficient est ramené à 1,9 (ecologie.gouv.fr, 2025).
La modification peut sembler technique. Elle a pourtant un effet direct sur l'étiquette énergie : la consommation d'énergie primaire affichée diminue mécaniquement pour tous les logements chauffés à l'électricité. La baisse atteint environ 17 % pour un logement 100 % électrique (ADEME, 2026). De quoi faire basculer certains biens dans la classe supérieure.
L'objectif affiché par le ministère de la Transition écologique est d'encourager l'électrification du chauffage, en corrigeant un coefficient jugé pénalisant pour l'électricité par rapport au gaz ou au fioul. Cette réforme s'inscrit ainsi dans la stratégie française de décarbonation du parc résidentiel.
De l'énergie finale à l'énergie primaire — pourquoi ce coefficient existe
Le DPE n'affiche pas votre consommation réelle d'électricité, mais une valeur reconstituée : l'énergie primaire. Ce que vous payez sur votre facture, c'est l'énergie finale — les kilowattheures qui sortent de votre compteur. L'énergie primaire correspond à ce qu'il a fallu produire en amont, en tenant compte des pertes de transformation et de transport. Pour le gaz ou le fioul, le coefficient est proche de 1 (peu de pertes). Pour l'électricité, le coefficient retenu était de 2,3. Il reflétait le rendement du parc de production français, alors dominé par le nucléaire et les grandes centrales thermiques. Avec l'essor des énergies renouvelables et l'amélioration du mix électrique, ce coefficient de 2,3 était devenu obsolète selon le ministère (ecologie.gouv.fr, 2025).
Ce que dit l'arrêté sur le passage de 2,3 à 1,9
L'arrêté modificatif, publié à l'été 2025 pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2026, abaisse le coefficient de conversion de l'électricité de 2,3 à 1,9 (ecologie.gouv.fr, 2025). Dans les faits, pour un logement consommant 10 000 kWh d'électricité par an en énergie finale, le calcul DPE retenait 23 000 kWh d'énergie primaire avant la réforme. Il en retient désormais 19 000 kWh. La différence de 4 000 kWh peut suffire à franchir un seuil de classe, notamment pour les logements situés en limite haute de leur catégorie. L'arrêté ne touche pas aux autres coefficients : gaz, fioul, bois, réseaux de chaleur — tous conservent leurs valeurs antérieures.
Simulation DPE 2026 : l'impact concret sur un logement chauffé à l'électricité
Prenons un cas concret : un appartement de 65 m² construit en 1995, chauffage électrique par radiateurs à inertie, eau chaude sanitaire électrique, isolation des combles correcte mais fenêtres simple vitrage. Sa consommation d'énergie finale est estimée à 160 kWh/m²/an (ordre de grandeur typique pour ce type de bien).
Avec l'ancien coefficient de 2,3, la consommation d'énergie primaire s'établissait à 160 × 2,3 = 368 kWh EP/m²/an. Ce logement tombait en classe F (seuil : 331 à 420 kWh EP/m²/an). Avec le nouveau coefficient de 1,9, la consommation primaire recalculée passe à 160 × 1,9 = 304 kWh EP/m²/an. Il bascule en classe E (251 à 330 kWh EP/m²/an).
Tous les logements électriques ne changeront pas de classe pour autant : tout dépend de la position du bien dans sa classe avant réforme. Un logement déjà en milieu de classe E ne changera probablement pas de lettre, même si sa consommation primaire affichée diminue.
Consommation primaire avant et après réforme
La baisse de 17 % correspond au ratio 1,9 / 2,3 = 0,826. Concrètement, la consommation d'énergie primaire calculée est réduite de 17,4 % pour la part électricité du logement. Ce pourcentage s'applique uniquement aux usages électriques : chauffage, eau chaude sanitaire, ventilation, éclairage, auxiliaires. Si le logement utilise aussi du gaz pour la cuisson, la baisse ne portera que sur la partie électrique de sa consommation. Le calcul exact figure dans le rapport DPE remis par le diagnostiqueur, qui intègre automatiquement le coefficient 1,9 depuis le 1er janvier 2026 (velux.fr, 2026).
Quels logements chauffés à l'électricité gagnent une classe ?
Deux critères déterminent si un logement change de classe : sa position dans la plage de sa classe actuelle et la part d'électricité dans son mix énergétique. Les logements situés en limite basse de leur classe (par exemple 340 kWh EP/m²/an en classe F, dont le seuil inférieur est 331) sont les plus susceptibles de basculer. Ceux dont la consommation est proche du milieu de la plage resteront dans la même classe. L'effet est maximal pour les logements 100 % électriques. Un bien mixte (électricité + bois, par exemple) verra un gain plus modeste, proportionnel à la part d'électricité dans sa consommation totale.
Nouveau DPE janvier 2026 : l'attestation gratuite pour les anciens DPE
Si votre DPE a été réalisé avant le 1er janvier 2026, vous pouvez télécharger gratuitement une attestation de modification du facteur de conversion sur le site de l'Observatoire DPE-AUDIT de l'ADEME (observatoire-dpe-audit.ademe.fr). Généré automatiquement à partir de votre numéro de DPE, ce document recalcule votre consommation d'énergie primaire avec le coefficient 1,9 et indique votre nouvelle classe si celle-ci a évolué. L'attestation n'a pas la même valeur juridique qu'un DPE complet refait par un diagnostiqueur certifié, mais elle actualise officiellement l'étiquette énergie de votre bien (ecologie.gouv.fr, 2025). Vous pouvez la présenter lors d'une vente ou d'une location pour justifier d'une classe plus favorable.
Logements chauffés au gaz, au fioul ou au bois : sont-ils concernés par la réforme 2026 ?
Non, le changement de coefficient ne concerne que l'électricité. Les coefficients de conversion pour le gaz (1,0), le fioul (1,0), le bois (0,6) et les réseaux de chaleur restent inchangés au 1er janvier 2026. Un logement chauffé au gaz ou au fioul ne verra donc pas sa classe DPE évoluer via ce mécanisme.
Cette asymétrie est assumée par les pouvoirs publics. En diminuant le poids de l'électricité dans le calcul du DPE, l'État envoie un signal : le chauffage électrique n'est plus pénalisé de la même manière qu'auparavant face au gaz. L'objectif de long terme est d'accélérer le remplacement des chaudières fossiles par des solutions électriques (pompes à chaleur, radiateurs performants) dans le parc résidentiel français.
Gaz et fioul, des coefficients inchangés en 2026
Appliqué au gaz et au fioul, ce coefficient de 1,0 signifie que l'énergie finale est directement convertie en énergie primaire sans majoration. Ce traitement favorable reposait sur l'idée que ces énergies subissaient peu de pertes entre l'extraction et la combustion dans la chaudière. Avec le recul, ce raisonnement ignore les pertes amont (extraction, transport, raffinage) et l'impact carbone de ces énergies fossiles. Les logements électriques étaient ainsi pénalisés par ce coefficient de 2,3, y compris les mieux isolés. Passer à 1,9 rééquilibre partiellement la comparaison, sans aligner totalement les coefficients (ecologie.gouv.fr, 2025).
Pourquoi l'État favorise l'électrification du chauffage
La réforme du coefficient DPE s'inscrit dans le plan d'électrification des usages présenté par le gouvernement en avril 2026 (ecologie.gouv.fr, 2026). Deux piliers le structurent. D'une part, le mix électrique français est largement décarboné (nucléaire + renouvelables). D'autre part, les pompes à chaleur affichent des rendements bien supérieurs aux chaudières fossiles. En retirant le biais anti-électrique du DPE, l'État espère inciter les propriétaires à adopter une pompe à chaleur sans craindre de dégrader leur étiquette énergie. La mesure vise aussi à réduire le nombre de passoires thermiques classées F ou G, dont la location est progressivement interdite.
DPE 2026 et radiateurs électriques : le piège qui fait croire qu'on peut éviter les travaux
L'erreur classique serait de penser que la seule revalorisation du coefficient DPE dispense de tout travaux d'isolation ou de remplacement d'équipements. Un tel raccourci circule déjà sur les forums de propriétaires. Il est trompeur.
Deux paramètres sont mesurés par le DPE. D'un côté, la consommation d'énergie primaire, influencée par le coefficient. De l'autre, la performance de l'enveloppe du bâtiment (isolation des murs, toiture, plancher bas, qualité des fenêtres). Le coefficient 1,9 améliore mécaniquement le premier indicateur, mais ne change rien au second. Un logement mal isolé restera inconfortable et énergivore, même s'il gagne une classe sur le papier.
La conséquence concrète du piège : passer à côté de MaPrimeRénov' en croyant que le gain de classe suffit, ou surestimer la valeur vénale du bien lors d'une vente. Un acheteur averti lira le détail du DPE, pas seulement la lettre sur l'étiquette.
Le DPE peut-il recommander le remplacement d'un radiateur électrique ?
Oui, le rapport DPE peut tout à fait recommander le remplacement de radiateurs électriques anciens, même avec le nouveau coefficient. Les convecteurs à effet Joule de première génération (les fameux grille-pain) affichent un rendement médiocre et génèrent un inconfort thermique notable. Le diagnostic peut préconiser leur substitution par des radiateurs à inertie fluide ou sèche, ou mieux encore une pompe à chaleur air-air. Ces recommandations figurent dans la partie « préconisations de travaux » du rapport DPE. Pour aller plus loin dans l'optimisation du chauffage, vous pouvez également installer un système domotique pour piloter vos radiateurs électriques et réduire significativement votre consommation.
Ne confondez pas revalorisation du coefficient et rénovation réelle
Un tel gain de classe reste un effet d'affichage. Il améliore l'étiquette sans améliorer le logement. Une rénovation réelle — isolation des combles, remplacement des fenêtres, traitement des ponts thermiques, installation d'une VMC double flux — réduit à la fois la consommation d'énergie finale et l'inconfort. Elle augmente aussi la valeur patrimoniale du bien, contrairement au simple changement de coefficient. Avant d'engager des travaux, il est prudent d'évaluer le coût d'une installation domotique pour optimiser sa consommation électrique et de chiffrer le retour sur investissement de chaque poste de rénovation.
MaPrimeRénov' 2026 : l'impact du nouveau calcul DPE sur les aides à la rénovation
La réforme du coefficient DPE ne modifie pas les conditions d'éligibilité à MaPrimeRénov', mais elle peut indirectement affecter votre dossier. Le gain de 2 classes énergétiques reste exigé pour bénéficier du parcours rénovation d'ampleur (france-renov.gouv.fr). Si votre logement a déjà gagné une classe grâce au passage de 2,3 à 1,9, il vous reste une classe à franchir via des travaux pour atteindre l'objectif.
Les plafonds de prise en charge ont évolué en 2026. Le plafond pour une rénovation d'ampleur avec saut de 2 classes est abaissé de 40 000 € à 30 000 € (velux.fr, 2026). Le taux de prise en charge peut atteindre 80 % pour les ménages aux revenus très modestes, dans le cadre du dispositif relancé le 23 février 2026 (leroymerlin.fr, 2026). Pour préparer votre chantier, rassemblez les outils indispensables pour préparer vos travaux de rénovation avant de recevoir les artisans.
Plafonds MaPrimeRénov' rénovation d'ampleur en 2026
Deux plafonds ont été révisés à la baisse pour 2026. Le plafond avec saut de 2 classes passe de 40 000 € à 30 000 €, celui avec saut de 3 classes de 55 000 € à 40 000 € (velux.fr, 2026). Ces montants représentent le maximum de travaux subventionnables, et non le montant de l'aide elle-même. Le taux de prise en charge dépend de vos revenus : jusqu'à 80 % pour les ménages très modestes (leroymerlin.fr, 2026). Les ménages aux revenus intermédiaires et supérieurs bénéficient de taux moins élevés. Le simulateur officiel sur france-renov.gouv.fr permet d'estimer votre droit à aide en fonction de votre situation et du gain de classes visé.
Le saut de 2 classes DPE, condition clé pour les aides
Le parcours rénovation d'ampleur exige un gain minimum de 2 classes énergétiques après travaux (france-renov.gouv.fr). Ce seuil n'a pas été abaissé en 2026. Pour un logement qui était en classe F avant la réforme du coefficient et qui passe en E grâce au 1,9, il faut désormais atteindre la classe D par des travaux pour valider les 2 classes de gain. Le nouveau coefficient réduit donc légèrement la marche à franchir, sans la supprimer. Un audit énergétique réglementaire, obligatoire dans le parcours rénovation d'ampleur, identifiera les travaux prioritaires pour atteindre ce gain de classes.
Tableau DPE 2026 : récapitulatif des classes et du nouveau coefficient électricité
Pour vous situer rapidement, voici les seuils des classes DPE en vigueur (en kWh d'énergie primaire par m² et par an). La colonne de droite illustre l'effet du coefficient 1,9 sur un logement 100 % électrique consommant 150 kWh/m²/an d'énergie finale : avec le coefficient 2,3, sa consommation primaire atteignait 345 kWh EP/m²/an (classe F) ; avec le coefficient 1,9, elle passe à 285 kWh EP/m²/an (classe E).
| Classe | Seuil (kWh EP/m²/an) | Logement 150 kWh EF/m²/an : ancien coeff. 2,3 | Logement 150 kWh EF/m²/an : nouveau coeff. 1,9 |
|---|---|---|---|
| A | ≤ 70 | – | – |
| B | 71 à 110 | – | – |
| C | 111 à 180 | – | – |
| D | 181 à 250 | – | – |
| E | 251 à 330 | – | 285 kWh EP/m²/an (classe E) |
| F | 331 à 420 | 345 kWh EP/m²/an (classe F) | – |
| G | > 420 | – | – |
Dans ce cas particulier, le logement passe de la classe F à la classe E. Chaque logement a sa propre consommation d'énergie finale : le résultat dépendra de votre situation réelle. Pour une estimation personnalisée, deux outils gratuits sont disponibles : le simulateur de l'ADEME sur l'Observatoire DPE-AUDIT, qui recalcule votre DPE existant avec le coefficient 1,9, et le simulateur indicatif proposé par Leroy Merlin (leroymerlin.fr), qui donne une estimation non opposable de votre classe énergétique et des travaux prioritaires.
Points clés
- Le coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire passe de 2,3 à 1,9 le 1er janvier 2026, réduisant d'environ 17 % la consommation primaire calculée des logements électriques.
- L'attestation gratuite de modification est disponible sur l'Observatoire DPE-AUDIT de l'ADEME pour tous les DPE réalisés avant 2026.
- Le changement de coefficient ne modifie pas la performance réelle du bâtiment : l'isolation et l'étanchéité à l'air restent les leviers prioritaires de rénovation.
- MaPrimeRénov' rénovation d'ampleur exige toujours un gain de 2 classes, avec un plafond de dépenses abaissé à 30 000 € en 2026.
- Les logements chauffés au gaz, fioul ou bois ne sont pas concernés par cette réforme : leurs coefficients de conversion restent inchangés.
Sources
Fiche pratique
| Budget estimé | Attestation gratuite ; nouveau DPE complet : 100 à 250 € TTC selon surface et localisation |
| Démarche | Téléchargement en ligne sur observatoire-dpe-audit.ademe.fr avec le numéro de DPE existant |
| Délai | Immédiat pour l'attestation en ligne ; 2 à 5 jours ouvrés pour un nouveau diagnostic par un professionnel certifié |
| Prérequis | Ancien DPE valide et son numéro à 13 chiffres pour l'attestation ; aucun prérequis pour un nouveau diagnostic |
| Difficulté | Administrative simple : aucune compétence technique requise |
| Alternative | Simulateur DPE Leroy Merlin (estimation indicative gratuite, non opposable juridiquement) |
Les indications fournies sont générales. Avant des travaux engageant la sécurité ou les normes, sollicitez un artisan qualifié (RGE, Qualibat, électricien).
Questions de bricoleurs
Qu'est-ce qui va changer pour le DPE en 2026 ?
Le principal changement est l'abaissement du coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire, qui passe de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026. Cette modification réduit d'environ 17 % la consommation d'énergie primaire calculée pour les logements chauffés à l'électricité. Les DPE réalisés avant cette date peuvent faire l'objet d'une attestation gratuite de mise à jour via l'Observatoire DPE-AUDIT de l'ADEME.
Est-ce que le DPE peut recommander le remplacement d'un radiateur électrique ?
Oui. Le rapport DPE inclut des préconisations de travaux et peut tout à fait recommander le remplacement de radiateurs électriques anciens (convecteurs à effet Joule de première génération) par des équipements plus performants comme des radiateurs à inertie ou une pompe à chaleur air-air. Le nouveau coefficient 1,9 ne supprime pas ces recommandations ; il modifie uniquement le calcul de la consommation primaire.
Quel sera le coefficient de conversion de l'électricité pour le DPE en 2026 ?
Le coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire pour le DPE est fixé à 1,9 depuis le 1er janvier 2026, contre 2,3 auparavant. Ce coefficient est défini par arrêté du ministère de la Transition écologique publié en 2025. Il s'applique automatiquement à tous les nouveaux DPE réalisés depuis cette date.
Quelles sont les nouveautés pour le DPE en 2026 ?
La nouveauté majeure est le passage du coefficient de conversion électricité de 2,3 à 1,9, effectif depuis le 1er janvier 2026. Parallèlement, une attestation gratuite de modification est téléchargeable pour les DPE antérieurs sur le site de l'Observatoire DPE-AUDIT de l'ADEME. Les plafonds MaPrimeRénov' rénovation d'ampleur ont également été révisés, passant de 40 000 € à 30 000 € pour un saut de 2 classes.
Comment obtenir l'attestation gratuite de modification du coefficient DPE ?
Rendez-vous sur le site observatoire-dpe-audit.ademe.fr, rubrique dédiée au téléchargement d'attestation. Munissez-vous du numéro de votre DPE (13 chiffres, inscrit sur le rapport). L'attestation est générée automatiquement et indique votre nouvelle consommation d'énergie primaire recalculée avec le coefficient 1,9, ainsi que votre éventuelle nouvelle classe DPE.
Le nouveau coefficient DPE 2026 change-t-il les interdictions de location des passoires thermiques ?
Non. Le calendrier d'interdiction de location des passoires thermiques reste inchangé : les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025, ceux classés F le seront à partir de 2028, et ceux classés E à partir de 2034. Le changement de coefficient peut toutefois faire sortir certains logements de la catégorie F ou G, ce qui modifie leur statut au regard de ces interdictions.
Un logement au gaz peut-il bénéficier de la réforme DPE 2026 ?
Non, le logement chauffé au gaz ne bénéficie pas directement de la réforme, car le coefficient de conversion du gaz reste à 1,0. Seule la part électrique de sa consommation (eau chaude, auxiliaires, éclairage) est concernée par le nouveau coefficient 1,9, ce qui a un impact marginal sur l'étiquette DPE d'un logement principalement chauffé au gaz.
