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Énergie

Quel tarif d'électricité est le moins cher en 2026 : options, comparatif

Découvrez quel est le tarif d'électricité le moins cher en 2026 : prix du kWh, comparatif TRV vs offres marché, heures creuses et conseils pour réduire

Florian RousseauFlorian Rousseau 19 min de lecture
Prix kWh électricité 2026 : quel tarif choisir
Fournisseur d'électricité le moins cher : prix & avis 2026 #électricité #fournisseurélectricité

En août 2026, le tarif d'électricité le moins cher est proposé par des offres de marché, avec des prix descendant jusqu'à 0,1674 €/kWh. Ce tarif permet de réaliser jusqu'à 178 € d'économies par an par rapport au tarif réglementé (TRV), qui s'établit lui à 0,2001 €/kWh en option Base.

Identifier le tarif d'électricité le moins cher en 2026 impose de regarder au-delà du seul prix affiché. Si le tarif réglementé de vente (TRV) en option Base s'établit à 0,2001 €/kWh en août 2026, des offres de marché proposent un kilowattheure jusqu'à 15% moins cher, ouvrant la voie à des économies substantielles. Ce guide détaille les options disponibles, les pièges à éviter et les leviers concrets, du choix du contrat à la rénovation, pour réduire durablement votre facture.

Comparatif en un coup d'œil

Cliquez sur un en-tête de colonne pour trier.

OffreType d'offrePrix du kWh (Base)Abonnement 6 kVAEngagement
Tarif Réglementé de Vente (TRV) - EDFn.c.n.c.n.c.n.c.
Offre Fixe Confort+ - Primeo Energien.c.n.c.n.c.n.c.
Offre indexée (exemple)n.c.n.c.n.c.n.c.

Prix du kWh électricité en août 2026 : où en est-on vraiment ?

En août 2026, le marché de l'électricité présente un visage contrasté. D'un côté, le tarif de référence, le Tarif Réglementé de Vente (TRV), reste une balise pour plus de 20 millions de foyers (fournisseurs-electricite.com, 2026). De l'autre, des fournisseurs alternatifs proposent des prix au kilowattheure (kWh) nettement inférieurs. Cette situation est le fruit d'une évolution heurtée : après avoir atteint 280 €/MWh en 2024, contre 193 €/MWh en 2021 (soit +45 % selon batizoom.ademe.fr, 2024), le marché a connu plusieurs ajustements. Une baisse significative de ~15 % en février 2025, suivie d'autres reculs en août 2025 et février 2026, a finalement été corrigée par une hausse de 2,5 % au 1er août 2026 (source : ENGIE, 2026). Comprendre ce contexte est essentiel pour faire un choix éclairé et ne pas seulement subir les fluctuations du marché. Le prix de l'électricité en France reste malgré tout compétitif, étant en moyenne inférieur de 21 % à celui des autres pays de l'Union Européenne (ecologie.gouv.fr, 2016).

Le Tarif Réglementé de Vente (TRV) en option Base : 0,2001 €/kWh

Le Tarif Bleu d'EDF en option Base, qui concerne la majorité des petits consommateurs (puissance de 3 et 6 kVA), a vu son prix du kWh TTC fixé à 0,2001 € lors de la dernière révision d'août 2026. Ce tarif sert de baromètre pour l'ensemble du marché. Il est fixé par les pouvoirs publics après avis de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) et reflète les coûts de production, de transport et de commercialisation de l'électricité. Pour un ménage moyen, chaque centime d'euro de variation sur ce prix se traduit par des dizaines d'euros de différence sur la facture annuelle. C'est donc le premier chiffre à avoir en tête avant toute comparaison.

Le TRV pour les compteurs ≥ 9 kVA : 0,1985 €/kWh

Une nouveauté importante a été introduite en février 2026 : une différenciation du TRV selon la puissance souscrite. Pour les compteurs d'une puissance égale ou supérieure à 9 kVA (logements plus grands, chauffés à l'électricité, avec des équipements énergivores), le prix du kWh en option Base a été légèrement abaissé à 0,1985 €. Cette mesure vise à mieux refléter les coûts de réseau, qui sont proportionnellement moins élevés pour les plus grosses consommations. Bien que la différence semble minime, elle représente une économie non négligeable pour les foyers concernés, qui ont tout intérêt à vérifier que leur contrat a bien été mis à jour.

L'offre la moins chère du marché en août 2026 : 0,1674 €/kWh

Face au tarif réglementé, les offres de marché se montrent particulièrement agressives en août 2026. La plus compétitive est l'offre Confort+ de Primeo Energie, qui affiche un prix du kWh de 0,1674 € pour une puissance de 6 kVA. L'écart avec le TRV est de plus de 16%. Pour un foyer consommant 5 700 kWh par an, cette différence peut se traduire par une économie annuelle estimée à 178 € (source : fournisseurs-electricite.com, 2026). Cette performance montre qu'il est aujourd'hui possible de réduire sa facture d'électricité de manière significative, simplement en changeant de fournisseur, sans aucune intervention technique sur le compteur.

Tarif réglementé EDF 2026 : prix selon la puissance souscrite

Le Tarif Réglementé de Vente (TRV), commercialisé par EDF sous le nom de Tarif Bleu, reste la référence pour une large partie des Français. Comprendre sa structure est la première étape pour évaluer si les offres alternatives sont réellement plus avantageuses. Le prix que vous payez dépend principalement de deux facteurs : la puissance souscrite (mesurée en kilovoltampères, kVA) et l'option tarifaire choisie (Base ou Heures Creuses). La puissance, de 3 kVA à 36 kVA pour les particuliers, doit être adaptée à la taille de votre logement et au nombre d'appareils électriques que vous utilisez simultanément. Une puissance inadaptée peut entraîner des surcoûts d'abonnement ou des disjonctions.

Nous détaillons ce point dans prix électricité 2026 : tarif réglementé, kwh et hausse.

Notre dossier tarifs électricité 2026 : prix du kwh, hausse d'août approfondit cette question.

Notre dossier augmentation électricité janvier 2026 : +2,5 % en août, fin approfondit cette question.

À lire aussi : poêle à pellet sans électricité : avis et rendement réel.

Nous détaillons ce point dans heures creuses électricité 2026 : horaires, tarifs.

Voici les prix TTC du kWh au TRV en vigueur en août 2026 :

  • Option Base (prix unique) :
    • Pour 3 et 6 kVA : 0,2001 €/kWh
    • Pour 9 kVA et plus : 0,1985 €/kWh
  • Option Heures Creuses / Heures Pleines (prix différencié) :
    • Prix moyen Heures Creuses (8h par jour) : 0,1803 €/kWh
    • Prix moyen Heures Pleines (16h par jour) : 0,2142 €/kWh

Ces tarifs sont la référence sur laquelle les fournisseurs alternatifs se positionnent, souvent en proposant un pourcentage de réduction. Avant de chercher un fournisseur d'électricité moins cher en 2026, il est donc primordial de connaître votre propre situation contractuelle.

Option Base vs option Heures Creuses : laquelle choisir selon votre profil ?

Le choix entre l'option Base et l'option Heures Creuses (HC) est un arbitrage clé. L'option Base propose un prix du kWh constant, simple et sans surprise. L'option Heures Creuses offre un tarif avantageux pendant 8 heures par jour (généralement la nuit), mais un tarif plus élevé le reste du temps. En pratique, l'option Heures Creuses n'est rentable que si vous pouvez décaler une part significative de votre consommation sur ces plages horaires. Le seuil de rentabilité se situe généralement autour de 30% à 40% de consommation totale en heures creuses. C'est un calcul à faire si vous possédez des équipements programmables comme un chauffe-eau électrique, un lave-linge, ou si vous rechargez une voiture électrique la nuit. Sans ces équipements, l'option Base est souvent plus économique.

Comment lire votre facture EDF pour vérifier votre option tarifaire

Pour savoir quelle option et quelle puissance vous avez souscrites, il suffit de consulter votre dernière facture d'électricité. Ces informations figurent obligatoirement dans la section "Caractéristiques de votre contrat" ou "Détail de votre abonnement". Vous y trouverez la puissance souscrite en kVA et le nom de votre option tarifaire ("Option Base" ou "Option Heures Pleines/Heures Creuses"). Cette vérification est essentielle. Elle vous permet non seulement de comparer les offres sur une base juste, mais aussi de vous assurer que votre contrat actuel est bien adapté à vos besoins réels. Une puissance trop élevée alourdit inutilement votre abonnement, tandis qu'une puissance trop faible provoquera des coupures.

L'essentiel

  • En août 2026, le tarif réglementé (TRV) est à 0,2001 €/kWh pour les compteurs 3/6 kVA.
  • L'offre de marché la moins chère est à 0,1674 €/kWh, soit une économie potentielle de 178 €/an.
  • Comparer les offres nécessite d'analyser le prix du kWh, le coût de l'abonnement et le type de contrat (fixe ou indexé).
  • L'option Heures Creuses n'est rentable que si au moins 30% de la consommation est reportée la nuit.
  • Des travaux de rénovation, comme l'isolation, peuvent réduire la consommation électrique de plus de 5% (Velux, 2026).

Comparatif des offres d'électricité moins chères que le TRV en 2026

Quitter le tarif réglementé d'EDF est une démarche simple, gratuite et sans risque de coupure, qui peut générer des économies substantielles. Les fournisseurs alternatifs proposent deux grandes familles d'offres de marché, conçues pour répondre à des besoins différents en matière de visibilité et de budget. Il est crucial de bien comprendre leur fonctionnement avant de s'engager, car le prix du kWh n'est pas le seul paramètre à prendre en compte. Le prix de l'abonnement mensuel, la durée de fixité des prix ou encore l'origine de l'électricité sont des critères tout aussi importants. Le marché est suffisamment varié pour que chaque consommateur puisse trouver une offre adaptée à son profil et à sa sensibilité écologique.

Offres à prix fixe : sécurité vs opportunité

Les offres à prix fixe garantissent un prix du kWh HT constant sur une durée déterminée, généralement de 1 à 3 ans. Leur principal avantage est la protection contre les hausses du TRV. Si les tarifs réglementés augmentent, le vôtre reste bloqué. En août 2026, l'offre Fixe Confort+ de Primeo Energie à 0,1674 €/kWh est un exemple de cette catégorie. L'inconvénient est que si les TRV baissent, vous ne profitez pas de ce recul. C'est une option sécurisante pour les consommateurs qui privilégient la stabilité budgétaire et anticipent une tendance haussière des prix de l'énergie. Il faut toutefois rester vigilant sur le prix de l'abonnement, qui peut être plus élevé que celui du TRV.

Offres indexées sur le marché spot : pour qui ?

Les offres indexées proposent un prix du kWh qui suit les évolutions du marché de gros, dit "spot" (par exemple, le prix "day-ahead" qui s'élevait à 122,3 €/MWh en août 2026). Ces offres peuvent être très attractives lorsque les prix de marché sont bas, offrant des tarifs bien inférieurs au TRV. Cependant, elles exposent le consommateur à une forte volatilité. En cas de pic des prix sur le marché européen, comme observé en 2024, la facture peut grimper très rapidement. Ce type d'offre s'adresse donc à un public averti, capable de suivre le marché et d'assumer un risque financier en échange d'un potentiel de gain. Elles sont souvent sans engagement, permettant de revenir au TRV ou de changer d'offre à tout moment.

Label VertVolt ADEME : comparer les offres vertes en toute transparence

Pour les consommateurs soucieux de l'origine de leur électricité, il est parfois difficile de s'y retrouver parmi les "offres vertes". Pour garantir la transparence, l'ADEME (Agence de la transition écologique) a lancé le label VertVolt en janvier 2026. Ce label distingue les fournisseurs qui s'approvisionnent réellement en électricité auprès de producteurs d'énergies renouvelables français (solaire, éolien, hydraulique). Il existe deux niveaux : "engagé" et "très engagé", ce dernier garantissant que le fournisseur achète conjointement l'électricité et ses garanties d'origine à des producteurs locaux. Choisir une offre labellisée VertVolt (source : agirpourlatransition.ademe.fr, 2026), c'est l'assurance de soutenir concrètement la transition énergétique en France.

Cas pratique chiffré : combien économise réellement un foyer en changeant de tarif ?

Pour bien saisir l'impact d'un changement de tarif, rien ne vaut une simulation concrète. Les pourcentages et les prix au kilowattheure peuvent paraître abstraits, mais leur application à une consommation réelle permet de matérialiser les économies. Nous allons étudier deux cas de figure représentatifs : un foyer standard en option Base, et un autre équipé pour tirer parti des Heures Creuses. Ces exemples sont basés sur des données de consommation moyennes et les tarifs en vigueur en août 2026. L'objectif est de vous fournir des ordres de grandeur réalistes pour vous aider à projeter votre propre situation.

💡 À noter : Les calculs suivants se concentrent sur la partie "consommation" de la facture. Le coût de l'abonnement mensuel, qui varie selon les fournisseurs et la puissance, doit également être inclus dans votre comparaison finale.

Scénario 1 : foyer 5 700 kWh/an en option Base : TRV vs offre marché

Prenons le cas d'un foyer de 4 personnes vivant dans une maison de 100 m², avec une consommation annuelle de 5 700 kWh (source : TotalEnergies SERP, 2026).

  • Avec le Tarif Réglementé (TRV) à 0,2001 €/kWh, sa dépense annuelle en consommation est de 5 700 kWh x 0,2001 € = 1 140,57 €.
  • Avec l'offre de marché la moins chère (Primeo Energie) à 0,1674 €/kWh, sa dépense annuelle tombe à 5 700 kWh x 0,1674 € = 954,18 €. Le passage à l'offre de marché la plus compétitive génère une économie directe de 186,39 € par an sur la consommation, un chiffre cohérent avec l'économie moyenne de 178 €/an annoncée par les comparateurs. Ce gain est obtenu sans changer ses habitudes ni réaliser de travaux.

Scénario 2 : foyer avec chauffe-eau électrique : option Heures Creuses rentable ?

Imaginons maintenant un foyer équipé d'un ballon d'eau chaude électrique de 200 litres, programmé pour chauffer exclusivement la nuit. Sa consommation annuelle pour l'eau chaude est d'environ 1 600 kWh. Si ce foyer parvient à décaler 40% de sa consommation totale (soit 2 280 kWh sur 5 700 kWh) en heures creuses.

  • Facture en option Base (TRV) : 5 700 kWh x 0,2001 € = 1 140,57 €.
  • Facture en option Heures Creuses (TRV) : (2 280 kWh x 0,1803 €) + (3 420 kWh x 0,2142 €) = 411,08 € + 732,56 € = 1 143,64 €. Dans cet exemple, malgré un report significatif de la consommation, l'option Heures Creuses au tarif réglementé est légèrement plus chère. La rentabilité de cette option dépend donc d'un différentiel de prix HP/HC très marqué et d'une capacité à décaler bien plus que le seul chauffe-eau.

Recharge voiture électrique : 12 € le plein à domicile, un argument pour les HC

La recharge d'un véhicule électrique à domicile est l'argument le plus fort en faveur de l'option Heures Creuses. Selon le gouvernement, le coût de la recharge est d'environ 3 € pour 100 km (ecologie.gouv.fr, 2026), soit environ 12 € pour un "plein" complet d'une batterie de 50 kWh (consommant environ 400 km d'autonomie). En rechargeant exclusivement la nuit au tarif HC de 0,1803 €, ce plein coûte environ 9 €. L'économie est réelle et s'accumule rapidement pour les gros rouleurs. Pour ces profils, l'option Heures Creuses devient presque systématiquement le choix le plus judicieux, transformant le domicile en la station-service la moins chère du marché.

Erreur courante à éviter : se focaliser uniquement sur le prix du kWh

Dans la quête du tarif le plus bas, l'erreur la plus fréquente est de ne comparer que le chiffre qui saute aux yeux : le prix du kilowattheure (kWh). Si ce critère est évidemment central, le négliger peut conduire à des déconvenues et, paradoxalement, à une facture finale plus élevée. Une offre d'électricité est un ensemble qui inclut le prix de l'énergie, mais aussi des coûts fixes et des conditions contractuelles qu'il faut absolument intégrer dans son analyse. Une approche globale est indispensable pour s'assurer que l'offre la plus alléchante sur le papier le sera aussi sur votre relevé bancaire. C'est un piège classique pour les consommateurs pressés, qui peut annuler la totalité des bénéfices escomptés.

Le coût total de l'offre : abonnement + consommation + taxes

La facture d'électricité se décompose en trois parties : la consommation (nombre de kWh multiplié par le prix unitaire), l'abonnement (partie fixe mensuelle) et les taxes (CSPE, TCFE, CTA, TVA). Certains fournisseurs proposent un prix du kWh très bas mais se rattrapent avec un abonnement plus cher que le tarif réglementé. Pour une petite consommation, un abonnement élevé peut totalement gommer le gain réalisé sur le prix du kWh.

📌 Important : Avant de signer, calculez toujours le coût annuel total en additionnant (prix du kWh x votre consommation annuelle) + (prix de l'abonnement mensuel x 12). C'est le seul calcul valable pour une comparaison juste.

Offre indexée marché : attention aux pics du prix spot

Les offres indexées sur le marché spot peuvent être très attractives, mais elles comportent un risque de volatilité. Le prix du MWh sur le marché de gros peut varier fortement d'un jour à l'autre en fonction de la demande, de la production des énergies renouvelables ou de tensions géopolitiques. L'historique récent l'a prouvé, avec un prix spot qui est passé de 193 €/MWh en 2021 à 280 €/MWh en 2024 (batizoom.ademe.fr, 2024). Si vous optez pour une telle offre, vous devez être prêt à voir votre facture fluctuer et potentiellement augmenter de manière brutale. C'est un pari qui peut être gagnant en période de prix bas, mais qui est déconseillé aux ménages ayant un budget contraint et recherchant avant tout la stabilité.

Réduire durablement sa facture : les leviers bricolage et rénovation

Choisir le bon contrat est une première étape, mais le levier le plus puissant pour alléger durablement sa facture reste la réduction de la consommation à la source. En tant que bricoleur, vous avez la main sur plusieurs postes clés qui peuvent transformer votre logement en un lieu moins énergivore. Ces actions ont un double avantage : elles génèrent des économies pérennes, quelle que soit l'évolution du prix du kWh, et elles valorisent votre bien immobilier. De plus, de nombreuses aides financières, comme MaPrimeRénov' 2026, peuvent alléger l'investissement initial. Se concentrer sur l'efficacité énergétique de la maison est la stratégie la plus rentable sur le long terme. C'est un investissement sur l'avenir, qui vous rend moins dépendant des fluctuations du marché de l'énergie.

Isolation thermique : -5,4 % de consommation électrique prouvé

C'est le chantier prioritaire dans les logements chauffés à l'électricité. Une bonne isolation des combles, des murs et des fenêtres limite les déperditions de chaleur en hiver et garde la fraîcheur en été, réduisant ainsi les besoins en chauffage et en climatisation. Une étude de Velux (mars 2026) a démontré que l'amélioration de l'isolation thermique permet de diminuer la consommation électrique globale d'un logement de 5,4 %. C'est une économie directe et permanente. Des travaux comme l'isolation des combles perdus avec de la laine de roche en rouleaux sont accessibles à un bricoleur averti, pour un retour sur investissement rapide.

⚠️ Attention : Toute intervention sur la structure ou l'enveloppe du bâtiment doit respecter les normes en vigueur. Pour les travaux complexes ou pour bénéficier des aides, faire appel à un artisan certifié RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) est souvent indispensable.

Choisir le bon radiateur électrique pour consommer moins

Si votre logement est équipé de vieux convecteurs électriques, aussi appelés "grille-pains", leur remplacement est une action très efficace. Ces appareils, peu chers à l'achat, sont très énergivores et procurent un confort médiocre. Opter pour des radiateurs à inertie (sèche ou fluide) permet de diffuser une chaleur plus douce et homogène, tout en consommant moins d'énergie grâce à leur capacité à stocker la chaleur. Le pilotage intelligent, avec un thermostat connecté et une programmation pièce par pièce, permet de ne chauffer que lorsque c'est nécessaire, générant jusqu'à 15% d'économies supplémentaires. L'installation est à la portée d'un bricoleur à l'aise avec les connexions électriques simples.

📌 Important : Pour toute intervention sur le circuit électrique, il est impératif de couper l'alimentation au disjoncteur général et de respecter la norme NF C 15-100. En cas de doute, faites appel à un électricien professionnel.

Autoconsommation solaire : produire sa propre électricité pour s'affranchir des hausses

L'autoconsommation solaire consiste à produire sa propre électricité grâce à des panneaux photovoltaïques installés sur son toit ou dans son jardin. Comme le souligne l'ADEME (juin 2026), plusieurs solutions existent, du kit "plug-and-play" à brancher sur une prise pour couvrir le talon de consommation (les appareils en veille), à l'installation complète capable d'alimenter une bonne partie des besoins du foyer. Les coûts de production ont drastiquement chuté : l'ADEME (mars 2025) note un prix de 70 €/MWh pour le photovoltaïque au sol (-78 % depuis 2012) et entre 76 et 91 €/MWh pour les installations en toiture (-80 % depuis 2012). Produire sa propre électricité, c'est consommer une énergie locale et non soumise aux augmentations tarifaires.

Prévision prix électricité 2026-2027 : à quoi s'attendre ?

Anticiper l'évolution des prix de l'électricité est un exercice complexe qui dépend de nombreux facteurs nationaux et européens. Il est donc essentiel de se garder de toute certitude. Cependant, certains éléments permettent d'esquisser des tendances pour les mois à venir. Le cadre réglementaire français, piloté par la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE), organise deux révisions annuelles des tarifs réglementés, offrant une visibilité à court terme. Ces ajustements prennent en compte les coûts de production, l'entretien du réseau et les dynamiques du marché de gros. La prévisibilité s'arrête là où commencent les aléas géopolitiques et les décisions politiques concernant la transition énergétique.

Pour une analyse complète des prévisions, consultez notre article sur le prix de l'électricité en France en 2026.

Le rôle de la CRE dans la fixation du tarif réglementé

La Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) est l'autorité administrative indépendante qui veille au bon fonctionnement des marchés de l'énergie en France. C'est elle qui propose au gouvernement l'évolution des tarifs réglementés de vente d'électricité. Ses calculs, rendus publics, se basent sur une formule qui empile les coûts : production (notamment nucléaire), transport, distribution, et commercialisation. La délibération n° 2026-28 du 28 janvier 2026 (source : ecologie.gouv.fr), par exemple, a porté sur l'évolution du tarif d'utilisation des réseaux. Le TRV est donc le reflet de ces coûts réels, et non un prix arbitraire. Il est révisé chaque année au 1er février et au 1er août, ce qui rythme les évolutions de l'ensemble des offres.

Fin de l'ARENH : quelles conséquences pour les consommateurs ?

L'ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique) est un mécanisme qui oblige EDF à vendre une partie de sa production nucléaire à ses concurrents à un prix fixe (42 €/MWh). Ce dispositif prend fin au 31 décembre 2025. Sa disparition va exposer tous les fournisseurs aux prix du marché de gros, qui sont plus élevés et plus volatils. Pour les consommateurs, cela signifie que les offres de marché très compétitives basées sur l'ARENH vont probablement disparaître. Le gouvernement travaille sur un mécanisme de remplacement, mais les contours sont encore en discussion. Cette transition majeure créera une incertitude sur les prix pour 2026 et au-delà. Il est probable que l'écart entre le TRV et les offres de marché se resserre.

Sources

Les indications fournies sont générales. Avant des travaux engageant la sécurité ou les normes, sollicitez un artisan qualifié (RGE, Qualibat, électricien).

Questions de bricoleurs

Quel est le meilleur tarif d'électricité en 2026 ?

En août 2026, le tarif le plus compétitif est une offre de marché comme celle de Primeo Energie à 0,1674 €/kWh, permettant jusqu'à 178 € d'économies annuelles par rapport au tarif réglementé (TRV). Le meilleur tarif dépendra de votre profil : les offres fixes sécurisent le prix, tandis que l'option Heures Creuses est rentable si vous pouvez décaler plus de 30% de votre consommation la nuit.

Quels sont les tarifs de l'électricité pour 2026 ?

En août 2026, le tarif réglementé de vente (TRV) en option Base est de 0,2001 €/kWh pour les compteurs jusqu'à 6 kVA. Les offres de marché les moins chères descendent jusqu'à 0,1674 €/kWh. En option Heures Creuses, le TRV se situe autour de 0,1803 €/kWh la nuit et 0,2142 €/kWh le jour.

Quelle est la prévision pour le prix de l'électricité en 2026 ?

Les prévisions restent prudentes. Le tarif réglementé est révisé deux fois par an, en février et en août, par la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE). Après une hausse de 2,5 % en août 2026, l'évolution dépendra des coûts de production et de la fin du dispositif ARENH. Aucune baisse ou hausse majeure n'est officiellement garantie pour la fin 2026 ou 2027.

Quel est le tableau des tarifs EDF pour 2026 ?

En août 2026, le tableau des tarifs réglementés (Tarif Bleu) d'EDF est le suivant : en option Base, le prix du kWh est de 0,2001 € pour les puissances de 3 et 6 kVA, et de 0,1985 € pour les puissances de 9 kVA et plus. En option Heures Creuses / Heures Pleines, les prix moyens sont respectivement de 0,1803 € et 0,2142 € par kWh.