Prix de l'électricité en 2026 : tarif réglementé, kWh et ce que vous allez payer
Quel sera le prix de l'électricité en 2026 ? TRV, kWh option base, heures creuses/pleines, hausse d'août : tous les tarifs réglementés expliqués clairement.

En 2026, le prix de l'électricité au tarif réglementé (TRV) pour les particuliers se situe autour de 0,2001 € TTC le kWh en option base (septembre 2026). Une hausse moyenne de +2,5 % est attendue au 1er août 2026. La facture annuelle pour un foyer moyen est estimée à environ 1 106 €.
Le prix de l'électricité en 2026 est principalement défini par le tarif réglementé de vente (TRV), qui s'établit autour de 0,2001 € TTC par kWh en option base (données de septembre 2026). Ce chiffre, fixé par les pouvoirs publics, sert de référence à de nombreux foyers et impacte directement le coût d'utilisation de vos équipements, du simple chargeur à l'atelier de bricolage. Comprendre sa structure, entre abonnement, options tarifaires et hausses prévues, est essentiel pour maîtriser votre facture. Ce guide analyse les tarifs officiels et leur impact concret sur votre consommation domestique.
Pour aller plus loin, une analyse détaillée de la facture d'électricité en janvier 2026 peut vous aider à mieux comprendre les différents postes de coûts.
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| Option | Option tarifaire | Prix kWh Base / Jours Bleus | Prix kWh Heures Pleines / Jours Blancs | Prix kWh Heures Creuses / Jours Rouges | Profil recommandé |
|---|---|---|---|---|---|
| Option Base | n.c. | n.c. | n.c. | n.c. | n.c. |
| Option Heures Pleines / Heures Creuses (HP/HC) | n.c. | n.c. | n.c. | n.c. | n.c. |
| Option Tempo | n.c. | n.c. | n.c. | n.c. | n.c. |
| Option EJP (Effacement Jours de Pointe) | n.c. | n.c. | n.c. | n.c. | n.c. |
Ce que dit le tarif réglementé de vente (TRV) en 2026
Le tarif réglementé de vente de l'électricité (TRV), souvent appelé "Tarif Bleu" lorsqu'il est commercialisé par EDF, constitue le prix de référence de l'électricité pour des millions de foyers en France. Il est accessible à tous les particuliers et petites entreprises dont la puissance souscrite au compteur ne dépasse pas 36 kVA. Ce tarif a pour but de garantir un prix de l'énergie stable et transparent, à l'abri des fluctuations les plus fortes des marchés de gros. Il est composé d'une part fixe, l'abonnement, dont le prix dépend de la puissance souscrite (généralement 6, 9 ou 12 kVA pour un logement), et d'une part variable, le prix du kilowattheure (kWh) consommé. C'est cette seconde partie qui pèse le plus lourd dans la facture finale et qui est au centre des attentions lors des annonces d'évolutions tarifaires.
💡 À noter : Le TRV est un repère. Depuis l'ouverture du marché de l'énergie, de nombreux fournisseurs proposent des offres de marché, dont les prix peuvent être fixes, indexés sur le TRV, ou indexés sur les marchés de gros. Le TRV reste cependant une boussole essentielle pour comparer les différentes propositions commerciales.
Qui fixe le prix de l'électricité en France ?
La fixation du prix de l'électricité en France est un processus encadré qui vise à équilibrer les coûts de production, de transport et les impératifs de la politique énergétique. Deux acteurs principaux interviennent. La Commission de Régulation de l'Énergie (CRE) est l'autorité administrative indépendante qui analyse l'ensemble des coûts du système électrique (production nucléaire, énergies renouvelables, maintenance du réseau, commercialisation) et propose une évolution des tarifs. Ensuite, sur la base de cette proposition, les ministres de l'Économie et de l'Énergie prennent la décision finale par un arrêté, comme l'arrêté du 28 janvier 2026. Cette décision peut suivre, moduler ou s'opposer à la recommandation de la CRE, notamment pour des raisons de politique sociale ou économique, comme ce fut le cas avec le bouclier tarifaire.
Option base, heures pleines/creuses, EJP : les trois grandes options tarifaires
Le TRV se décline en plusieurs options pour s'adapter aux différents profils de consommation. Chacune a sa propre grille tarifaire pour le prix du kWh et de l'abonnement.
- L'option Base : C'est la plus simple. Le prix du kWh est le même 24h/24, 7j/7. En septembre 2026, il est de 0,2001 € TTC/kWh (source : particuliers.engie.fr, 2026). Elle convient aux foyers ayant une consommation modérée et difficilement déplaçable (chauffage non électrique, pas de gros appareils programmables).
- L'option Heures Pleines / Heures Creuses (HP/HC) : Le prix du kWh varie selon deux plages horaires. Les heures pleines, où l'électricité est plus chère (0,2141 € TTC/kWh en septembre 2026), et les heures creuses (8h par jour, souvent la nuit), où elle est moins chère. Cette option est intéressante pour les foyers équipés d'un chauffe-eau électrique, d'un lave-linge ou d'un sèche-linge programmables.
- Les options plus complexes (EJP, Tempo) : L'option EJP (Effacement des Jours de Pointe), qui n'est plus commercialisée mais toujours active pour certains contrats, propose un tarif très avantageux 343 jours par an, mais très élevé les 22 jours de "pointe" en hiver. L'option Tempo, son successeur, fonctionne sur un code couleur : 300 jours bleus (tarif très bas), 43 jours blancs (tarif moyen) et 22 jours rouges (tarif très élevé). Ces options demandent une grande flexibilité et s'adressent aux consommateurs avertis capables de réduire drastiquement leur consommation lors des jours de pointe.
Évolution du prix de l'électricité en 2026 : les hausses du calendrier tarifaire
L'année 2026 est marquée par une trajectoire tarifaire qui reflète les tensions sur les coûts de production et de réseau. Le calendrier des ajustements du TRV est généralement rythmé par deux échéances principales : le 1er février et le 1er août. Ces dates correspondent aux moments où la CRE transmet ses propositions au gouvernement, qui statue ensuite sur les nouveaux barèmes applicables. Pour 2026, la tendance reste orientée à la hausse, dans la continuité des années précédentes qui ont vu la fin progressive du bouclier tarifaire. Cette évolution s'explique par plusieurs facteurs, dont la nécessité de financer la maintenance du parc nucléaire, le développement des énergies renouvelables et la modernisation des réseaux de transport et de distribution gérés par RTE et Enedis. Ces coûts structurels pèsent sur la facture finale, indépendamment des fluctuations à court terme du marché de gros de l'électricité.
Le prix de l'électricité en 2026 en France est donc le résultat d'un arbitrage complexe entre des impératifs techniques et des choix politiques. Les consommateurs doivent anticiper ces mouvements pour ajuster leur budget et leurs habitudes de consommation.
Tarif EDF février 2026 : premier ajustement de l'année
Le 1er février est traditionnellement la première date clé de l'année pour l'évolution des tarifs de l'électricité. C'est à ce moment que sont principalement répercutées les évolutions des coûts d'acheminement (le TURPE, Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité) et, dans une certaine mesure, des coûts d'approvisionnement. Pour 2026, l'ajustement de février a intégré ces paramètres, préparant le terrain pour la seconde évolution estivale. L'arrêté du 28 janvier 2026 a officialisé les grilles tarifaires applicables, servant de base de calcul pour les factures des millions de clients au tarif réglementé. Cette première étape de l'année a confirmé la tendance de fond d'une augmentation modérée mais continue des prix pour les consommateurs finaux.
Hausse de +2,5 % au 1er août 2026 : ce qui change concrètement
L'annonce la plus significative pour les particuliers en 2026 est la hausse de +2,5 % du prix de l'électricité en août 2026. Selon les communications officielles (particulier.edf.fr, 2026), cette augmentation moyenne TTC concerne tous les clients au TRV. Dans le détail, cette hausse n'est pas uniforme et affecte différemment les options tarifaires. Par exemple, pour l'option EJP, les estimations montrent une augmentation de +2,71 % sur l'abonnement et de +0,79 % sur le prix du kWh des jours normaux (hellowatt.fr, août 2026). Cette augmentation estivale est souvent liée à la réévaluation des coûts de production et de commercialisation, et elle impacte directement le budget des ménages à l'approche de la période de chauffe hivernale. Une telle augmentation, même si elle peut paraître modeste en pourcentage, se traduit par plusieurs dizaines d'euros supplémentaires sur la facture annuelle.
Cas pratique chiffré : facture annuelle d'un foyer de 4 personnes en option base
Prenons un cas concret pour illustrer l'impact de ces tarifs. Un foyer de 4 personnes vivant dans une maison de 100 m² tout électrique (chauffage, eau chaude, cuisson) a une consommation annuelle moyenne d'environ 12 000 kWh. En se basant sur un prix moyen du kWh en option base de 0,1940 € pour 2026 (source : totalenergies.fr, 2026), le calcul est le suivant :
- Coût de la consommation : 12 000 kWh * 0,1940 €/kWh = 2 328 €
- Coût de l'abonnement : Pour une puissance de 9 kVA, l'abonnement annuel au TRV est d'environ 200 €.
- Facture annuelle totale estimée : 2 328 € + 200 € = 2 528 €, soit environ 210 € par mois. À titre de comparaison, la facture annuelle moyenne tous foyers confondus est estimée à 1 106 € (totalenergies.fr, 2026), ce qui correspond à une consommation bien plus faible (environ 5 700 kWh). Cet exemple montre à quel point le type de chauffage et les usages pèsent lourdement sur le budget énergie. La hausse de 2,5 % d'août 2026 représente sur cette base une augmentation d'environ 63 € par an.
L'essentiel
- Le prix du kWh au TRV est d'environ 0,2001 € en option base et 0,2141 € en heures pleines en septembre 2026.
- Une hausse moyenne de +2,5 % TTC des tarifs réglementés pour les particuliers est annoncée pour le 1er août 2026.
- L'option Heures Creuses n'est rentable que si au moins 30% de la consommation est décalée sur ces plages horaires.
- Une baisse des prix de gros pour les entreprises (-20 % en 2024 selon l'ADEME) ne se traduit pas directement par une baisse pour les particuliers.
- À long terme, un système électrique 100 % renouvelable pourrait coûter 15 à 17 % moins cher en 2050 qu'en 2025 (ADEME, mars 2026).
Prix électricité 2026 particulier : quel tarif choisir selon votre profil ?
Face aux différentes grilles tarifaires, le choix de l'option la plus adaptée à son profil est un levier d'économie majeur. Cette décision ne doit pas se baser uniquement sur le prix du kWh affiché, mais sur une analyse précise de ses habitudes de consommation. Le type de chauffage, la présence d'appareils énergivores programmables (chauffe-eau, lave-linge, sèche-linge, véhicule électrique) et la flexibilité des occupants du logement sont les critères déterminants. Un mauvais choix d'option tarifaire peut conduire à payer son électricité plus cher que nécessaire, même en faisant des efforts pour réduire sa consommation globale. Il est donc crucial de bien évaluer ses besoins avant de souscrire ou de changer de contrat.
La question de savoir quel tarif d'électricité choisir en 2026 est centrale. L'analyse de sa courbe de charge via le compteur Linky est le meilleur moyen d'obtenir une réponse personnalisée et chiffrée, en visualisant la part de sa consommation en heures pleines et en heures creuses.
Option base ou heures creuses : comment décider ?
Le choix entre l'option Base et l'option Heures Pleines / Heures Creuses (HP/HC) est l'arbitrage le plus courant. En pratique, la rentabilité de l'option HP/HC dépend d'une règle simple : il faut pouvoir décaler au moins 30 % à 40 % de sa consommation totale pendant les heures creuses. Si ce seuil n'est pas atteint, le surcoût de l'abonnement et le prix plus élevé du kWh en heures pleines annulent le gain réalisé la nuit.
- Profil pour l'option Base :
- Chauffage non électrique (gaz, bois, pompe à chaleur).
- Faible consommation globale.
- Rythme de vie ne permettant pas de programmer les appareils la nuit.
- Profil pour l'option HP/HC :
- Chauffe-eau électrique avec contacteur jour/nuit.
- Lave-linge, sèche-linge, lave-vaisselle utilisés systématiquement la nuit.
- Recharge d'un véhicule électrique à domicile.
⚠️ Attention : L'erreur classique est de souscrire à l'option HP/HC "au cas où", sans changer ses habitudes. Le résultat est souvent une facture plus élevée qu'en option Base.
Tarif EDF 2026 Tempo et EJP : pour quels foyers ?
Les options EJP (Effacement Jours de Pointe) et Tempo sont des offres à tarification dynamique conçues pour inciter les consommateurs à réduire massivement leur consommation lors des pics de demande sur le réseau national, principalement en hiver. Elles sont beaucoup plus contraignantes mais peuvent être très avantageuses pour un certain type de profil.
- L'option EJP, qui n'est plus proposée à la souscription, impose de réduire sa consommation au minimum pendant 22 jours par an, signalés la veille pour le lendemain.
- L'option Tempo est son successeur et nécessite un compteur Linky. Elle offre un prix du kWh très attractif pendant les 300 jours "bleus", un prix moyen pendant 43 jours "blancs", et un prix très dissuasif pendant 22 jours "rouges" en hiver. Ces options s'adressent à des foyers disposant d'une source de chauffage alternative (poêle à bois, cheminée) pour les jours de pointe et d'une grande discipline pour couper tous les appareils non essentiels. Elles sont particulièrement inadaptées aux logements tout électriques sans solution de chauffage d'appoint. C'est un choix militant pour le réseau, mais qui demande une implication quotidienne en hiver.
Est-ce que les prix de l'électricité vont baisser en 2026 ?
La question de savoir si le prix de l'électricité va-t-il baisser en 2026 est sur toutes les lèvres. Sur la base des données actuelles et de la structure des coûts, une baisse significative du tarif réglementé pour les particuliers en 2026 semble peu probable. Plusieurs éléments structurels pèsent sur les prix : les investissements dans le parc nucléaire (grand carénage), le déploiement des énergies renouvelables, la modernisation des réseaux et le niveau des taxes. Ces coûts fixes ou en augmentation représentent une part importante de la facture finale et ne sont pas directement corrélés aux prix spot du marché de gros.
Cependant, des signaux existent. Le prix de l'électricité pour les entreprises a connu une détente notable, diminuant de 20 % en 2024, passant de 205 €/MWh à 165 €/MWh (batizoom.ademe.fr, ADEME, 2024). Cette baisse, bien que non transposable directement aux particuliers, indique une accalmie sur le marché européen de l'énergie. La complexité du système tarifaire français, avec des mécanismes de lissage comme l'ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique), explique pourquoi les variations du marché de gros ne se répercutent que partiellement et avec un temps de retard sur le TRV.
Pourquoi le prix du marché de gros ne se répercute pas immédiatement sur votre facture
Le prix de l'électricité sur le marché de gros (où les fournisseurs achètent l'énergie) et le tarif réglementé de vente (celui que vous payez) sont deux choses distinctes. Le TRV est calculé en "empilant" plusieurs couches de coûts :
- Le coût de production : Incluant le nucléaire (via l'ARENH), les renouvelables, et les achats sur le marché.
- Le coût d'acheminement (TURPE) : La "location" des lignes haute et basse tension pour amener l'électricité jusqu'à chez vous.
- Les coûts de commercialisation : Gestion des clients, facturation, etc.
- Les taxes : CSPE (Contribution au Service Public de l'Électricité), TCFE (Taxes sur la Consommation Finale d'Électricité) et la TVA. Quand le prix du marché de gros baisse, seul un pan du coût de production est affecté. Les autres composantes, notamment l'acheminement et les taxes, restent stables ou augmentent. Le TRV agit donc comme un amortisseur, lissant les hausses brutales mais aussi les baisses spectaculaires du marché spot.
Erreur courante : croire qu'une baisse du marché entraîne automatiquement une baisse du TRV
L'erreur la plus fréquente est de penser qu'une annonce de baisse des prix sur les marchés européens se traduira par une réduction de sa facture le mois suivant. La conséquence concrète de ce malentendu est la déception et le sentiment d'injustice. En réalité, le TRV est fixé par le gouvernement sur proposition de la CRE pour des périodes de six mois, justement pour éviter une trop grande volatilité. Une baisse durable et profonde sur les marchés de gros finira par influencer le TRV, mais avec un décalage de plusieurs mois, voire plus d'un an, et de manière atténuée. C'est pourquoi, même dans un contexte de baisse des prix de gros comme en 2024, le tarif pour les particuliers a continué d'augmenter en 2025 et 2026 pour rattraper les hausses passées qui avaient été contenues par le bouclier tarifaire.
Évolution du prix de l'électricité sur 10 ans : tendance de fond
Pour comprendre la situation en 2026, il est utile de prendre du recul. Sur les dix dernières années, le prix de l'électricité pour les particuliers a suivi une tendance haussière quasi continue, bien avant la crise énergétique de 2022. Cette augmentation structurelle est liée aux investissements massifs nécessaires pour maintenir et moderniser un système électrique vieillissant. La transition énergétique, avec le développement des parcs éoliens et solaires, a également un coût qui se répercute sur les factures, bien que le prix de production de ces énergies soit devenu très compétitif. Le prix de l'électricité en 2026 s'inscrit donc dans cette dynamique de fond, où les besoins de financement du réseau électrique national pèsent lourdement sur le tarif final.
L'objectif affiché par le gouvernement à travers le plan "Électrifions la France" (ecologie.gouv.fr, avril 2026) est de parvenir à une énergie moins chère à long terme. La stratégie repose sur un mix énergétique décarboné, combinant nucléaire et renouvelables, pour assurer la souveraineté et la stabilité des prix. L'augmentation du gaz et de l'électricité en 2026 est perçue comme une étape transitoire dans cette trajectoire.
De la fin du bouclier tarifaire à 2026 : retour sur la trajectoire des prix
La période récente a été marquée par la mise en place puis le démantèlement progressif du bouclier tarifaire. Ce dispositif, instauré fin 2021, a gelé puis limité les hausses du TRV pour protéger les consommateurs de l'explosion des prix sur les marchés européens. Si cette mesure a été efficace à court terme, sa fin progressive depuis 2024 entraîne des "rattrapages" successifs. Les augmentations observées en 2025 et 2026 sont en partie la conséquence de la réintégration des coûts réels de l'énergie dans le tarif réglementé. La trajectoire des prix post-bouclier vise à revenir à une "vérité des coûts" tout en évitant des chocs trop brutaux pour les ménages. C'est cet équilibre délicat que les pouvoirs publics tentent de trouver.
Vers une énergie moins chère à horizon 2050 ? Ce que disent les études officielles
À plus long terme, les perspectives sont plus optimistes. Les études prospectives, notamment celles de l'ADEME, dessinent un avenir où l'électricité pourrait devenir plus abordable. Un rapport de mars 2026 indique que le coût complet d'un système électrique 100 % renouvelable en 2050 serait inférieur de 15 à 17 % à celui de 2025 (infos.ademe.fr, ADEME, 2026). Cette projection repose sur la baisse continue des coûts des technologies solaires et éoliennes, ainsi que sur une meilleure gestion de la demande. L'électrification des usages (véhicules, chauffage) est un pilier de cette stratégie, car elle permet de sortir de la dépendance aux énergies fossiles, dont les prix sont volatils et voués à augmenter avec la taxation du carbone. L'investissement actuel dans la transition énergétique est donc présenté comme la condition pour garantir une énergie moins chère pour les générations futures.
Réduire sa facture d'électricité en 2026 : leviers concrets pour le foyer bricoleur
Face à un prix du kWh qui reste élevé, agir sur sa consommation est le levier le plus efficace. Pour un bricoleur, cela ne se limite pas à éteindre les lumières. Il s'agit d'optimiser l'usage des outils et des équipements de la maison, de planifier les travaux énergivores et de faire les bons choix en matière d'isolation et de systèmes de chauffage. Chaque geste compte, mais certains sont plus impactants que d'autres. L'objectif n'est pas de se priver de confort, mais de consommer plus intelligemment, en adaptant ses habitudes à la structure des tarifs et aux caractéristiques de son logement.
✅ En résumé : Les actions les plus rentables sont le décalage des grosses consommations en heures creuses (si l'option est souscrite), l'amélioration de l'isolation du bâti et le choix d'appareils électroménagers et d'outils performants et économes en énergie. L'électricité augmentation 2026 rend ces démarches encore plus pertinentes.
Décaler ses usages aux heures creuses : quels appareils prioriser ?
Si vous avez souscrit à une option avec heures creuses (HP/HC ou Tempo), la planification est votre meilleure alliée. L'idée est de faire fonctionner les appareils les plus gourmands en énergie pendant les 8 heures où le prix du kWh est le plus bas. Voici les appareils à prioriser :
- Le chauffe-eau électrique : C'est le poste numéro un. Il doit impérativement être asservi aux heures creuses via un contacteur sur le tableau électrique.
- La recharge du véhicule électrique : Une charge complète représente une consommation importante. La programmer la nuit est une évidence économique. Le coût d'un "plein" à domicile est d'environ 12 €, pour parcourir 100 km pour seulement 3 € (ecologie.gouv.fr, mai 2026).
- Le gros électroménager : Lave-linge, sèche-linge et lave-vaisselle disposent presque tous d'un départ différé. Utiliser cette fonction systématiquement permet des économies substantielles.
- Les cycles longs de vos outils : Si vous avez un four de potier, une étuve pour sécher du bois ou tout autre équipement de bricolage nécessitant un long temps de fonctionnement, le programmer la nuit peut réduire significativement son coût d'usage.
Isolation et équipements : les travaux qui allègent la facture
La consommation la plus facile à économiser est celle que l'on ne fait pas. L'isolation thermique est le chantier le plus rentable sur le long terme. Une maison bien isolée (combles, murs, planchers) réduit drastiquement les besoins en chauffage, qui représentent jusqu'à 60% de la facture d'électricité dans un logement tout électrique.
- Isolation : Avant de changer de système de chauffage, la priorité est de traquer les fuites de chaleur. Un bricoleur averti peut réaliser lui-même certains travaux comme l'isolation des combles perdus.
- Choix des équipements : Lors du renouvellement d'un appareil (électroménager, outillage), l'étiquette énergie est un critère de choix primordial. Un appareil classé A consomme beaucoup moins qu'un appareil classé F, pour un service rendu identique.
- Système de chauffage : Remplacer de vieux convecteurs électriques ("grille-pains") par une pompe à chaleur ou même des radiateurs à inertie plus performants permet de diviser par deux ou trois la consommation liée au chauffage.
📌 Important : Pour tout travaux touchant à l'installation électrique, comme la pose d'un nouveau système de chauffage ou la modification du tableau électrique, il est impératif de faire appel à un électricien professionnel qualifié.
Sources
- ecologie.gouv.fr
- ecologie.gouv.fr
- ecologie.gouv.fr
- batizoom.ademe.fr
- infos.ademe.fr
- agirpourlatransition.ademe.fr
Les indications fournies sont générales. Avant des travaux engageant la sécurité ou les normes, sollicitez un artisan qualifié (RGE, Qualibat, électricien).
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Questions de bricoleurs
Est-ce que les prix de l'électricité vont baisser en 2026 ?
Une baisse généralisée du tarif réglementé (TRV) pour les particuliers en 2026 est peu probable. Bien que les prix sur le marché de gros aient connu une baisse, celle-ci ne se répercute pas immédiatement sur la facture des ménages. Le TRV intègre des coûts fixes (transport, taxes) et son évolution est encadrée par les décisions de la CRE et du gouvernement.
Quelle est la prévision pour le prix de l'électricité en 2026 ?
En 2026, le prix du kWh au tarif réglementé (option base) se situe autour de 0,2001 € TTC. Une hausse moyenne de +2,5 % est prévue au 1er août 2026. La facture annuelle d'un foyer moyen est estimée à environ 1 106 € (TotalEnergies, 2026). Les prévisions exactes dépendent des décisions gouvernementales et de l'évolution des marchés.
Quels sont les tarifs EDF pour 2026 ?
En septembre 2026, les tarifs réglementés EDF sont d'environ 0,2001 €/kWh en option base et 0,2141 €/kWh en heures pleines. Ces tarifs sont fixés par arrêté ministériel sur proposition de la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE). Ils connaissent des ajustements périodiques, notamment en février et en août.
Quel sera le prix de l'électricité au 1er février 2026 ?
Le prix de l'électricité au 1er février 2026 est déterminé par l'arrêté du 28 janvier 2026. Cette date correspond traditionnellement à une réévaluation des tarifs réglementés de vente (TRV). Les chiffres précis sont publiés par la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE) et le gouvernement peu avant cette échéance.
