Hausse du prix de l'électricité en 2026 : ce que vous payez vraiment après
Hausse prix électricité 2026 : +2,5 % TTC au 1er août sur le tarif réglementé. Nouveaux tarifs kWh, options HP/HC, Tempo et impact concret sur votre facture.

La hausse du prix de l'électricité en 2026 se traduit par +2,5 % TTC en moyenne sur le tarif réglementé de vente (TRV) au 1er août, selon la CRE. Cette évolution fait suite à une baisse d'environ 15 % en février 2025 et une quasi-stabilité en février 2026 (+0,62 %). L'impact réel sur la facture annuelle reste contenu : de l'ordre de 20 à 40 € pour un foyer type : car les composantes fixes (abonnement, TURPE, accise) absorbent une part de la variation.
La hausse du prix de l'électricité en 2026 prend effet au 1er août, avec une progression de 2,5 % TTC en moyenne sur le tarif réglementé de vente (TRV). Cette augmentation, validée par la Commission de régulation de l'énergie (CRE, 2026), intervient après deux années de fortes fluctuations. Pour un foyer au tarif Bleu EDF, elle représente un surcoût annuel modéré : mais son mécanisme mérite d'être décomposé. Entre l'abonnement, les taxes et le prix du kilowattheure, toutes les lignes de la facture ne bougent pas de la même façon.
Cette augmentation s'inscrit dans un contexte où la facture d'électricité en janvier 2026 fait face à la fin de l'ARENH et l'application des accises.
Ce qui a changé au 1er août 2026 sur le tarif réglementé
L'évolution de +2,5 % TTC au 1er août 2026 concerne le tarif réglementé de vente (TRV), c'est-à-dire le tarif Bleu d'EDF que près de 20 millions de foyers utilisent encore. Cette hausse est une moyenne : selon l'option tarifaire souscrite (Base, Heures Pleines/Heures Creuses, Tempo), l'évolution réelle diffère légèrement.
Concrètement, le tarif du kWh passe d'environ 0,2001 € TTC en février 2026 (ENGIE, 2026) à environ 0,2051 € TTC après application du pourcentage moyen. Sur une facture, ce sont quelques euros supplémentaires chaque mois.
La décision relève du ministère de l'Énergie, sur proposition de la CRE. Le Gouvernement a accepté la recommandation de la Commission sans la contester, contrairement à certains épisodes antérieurs où il avait gelé les évolutions. Ce mouvement reste modéré au regard des soubresauts de 2022-2023, quand les prix avaient flambé de plus de 50 % cumulés. Retrouvez l'ensemble des évolutions prévues dans notre calendrier complet des hausses gaz et électricité en 2026.
Du tarif Bleu au TRV : qui fixe le prix ?
Le tarif réglementé de vente (TRV) est proposé exclusivement par EDF et les entreprises locales de distribution (ELD). Il est fixé par les pouvoirs publics, sur proposition de la CRE, deux fois par an : au 1er février et au 1er août.
La CRE calcule un tarif qui couvre les coûts de fourniture (prix de gros de l'électricité, acheminement et commercialisation), le tarif d'acheminement (TURPE) et les taxes. Elle applique ensuite une formule d'évolution qui reflète les variations du marché de gros, des coûts de réseau et de la fiscalité. Le tarif Bleu EDF est une appellation commerciale qui désigne le TRV pour les particuliers : il se décline en plusieurs options (Base, HP/HC, Tempo).
Chronologie des révisions depuis 2025
Depuis février 2025, le tarif réglementé a connu quatre mouvements successifs :
- Février 2025 : baisse d'environ 15 % TTC (ENGIE, 2025), principalement due au relèvement progressif de l'accise (ex-TICFE) après la fin du bouclier tarifaire et à la baisse concomitante des prix de marché.
- Août 2025 : nouvelle baisse d'environ 3 % (ENGIE, 2025), portée par la détente des prix de gros.
- Février 2026 : hausse quasi-symbolique de +0,62 % (ENGIE, 2026), le tarif restant autour de 0,2001 €/kWh TTC.
- Août 2026 : augmentation de +2,5 % TTC (CRE, 2026), première hausse notable depuis dix-huit mois.
Cette séquence montre que les prix restent volatils, même si les amplitudes se sont nettement réduites par rapport à la crise de 2022-2023.
Grille tarifaire EDF 2026 : prix du kWh selon l'option
Le tarif Bleu EDF se décline en trois options principales, dont l'évolution au 1er août 2026 n'est pas strictement identique. La CRE communique une moyenne de +2,5 % TTC, mais l'impact varie de quelques dixièmes de point selon l'option.
Pour connaître les tarifs exacts par puissance souscrite et par option, le mieux reste de consulter la grille officielle publiée par EDF sur son site. Les ordres de grandeur présentés ici reflètent les prix constatés pour une puissance de 6 kVA, la plus répandue en France. Le détail complet des prix du kWh et des abonnements est disponible dans notre guide des tarifs électricité 2026.
Le tableau ci-dessous résume les caractéristiques des trois options pour un foyer en 6 kVA :
| Option | Prix kWh indicatif (août 2026) | Abonnement mensuel indicatif | Profil adapté |
|---|---|---|---|
| Base | ~0,205 € TTC | ~13 € TTC | Consommation régulière, pas de pilotage |
| Heures Pleines / Heures Creuses | HP ~0,220 € / HC ~0,165 € TTC | ~14 € TTC | Chauffage électrique, ballon d'eau chaude pilotable |
| Tempo | Bleu ~0,13 € / Blanc ~0,16 € / Rouge ~0,60 € TTC | ~15 € TTC | Foyer capable d'effacer sa conso 22 jours par an |
Option Base : tarif unique kWh
L'option Base applique un prix du kWh identique quelle que soit l'heure de la journée. Elle convient aux petits logements et aux foyers dont la consommation est répartie uniformément sur la journée, sans équipement de chauffage électrique significatif.
Au 1er août 2026, le prix indicatif du kWh Base se situe autour de 0,205 € TTC pour une puissance de 6 kVA. L'abonnement mensuel oscille aux alentours de 13 € TTC, selon la puissance souscrite. C'est l'option la plus simple à gérer : aucune programmation, aucune contrainte horaire.
Option Heures Pleines / Heures Creuses
L'option HP/HC distingue deux plages horaires. Le prix des heures creuses (HC) est nettement inférieur à celui des heures pleines (HP). En contrepartie, le prix des HP est plus élevé que le tarif Base : il faut donc déplacer au moins 30 à 40 % de sa consommation en HC pour que l'option soit rentable.
Les horaires des HC dépendent de la commune et sont fixés par Enedis. Pour un foyer équipé d'un ballon d'eau chaude électrique ou d'un chauffage à accumulation, cette option peut générer des économies notables. Le surcoût de l'abonnement par rapport à l'option Base reste marginal, de l'ordre de 1 € par mois.
Option Tempo : jours Bleu, Blanc, Rouge
L'option Tempo repose sur un principe de couleur : 300 jours Bleus (tarif très avantageux), 43 jours Blancs (tarif intermédiaire) et 22 jours Rouges (tarif fortement dissuasif) par an. Pendant les jours Rouges, le prix du kWh peut dépasser 0,60 € TTC.
Cette option impose de réduire drastiquement sa consommation lors des jours Rouges : typiquement en hiver, lors des vagues de froid. Un foyer qui ne peut pas effacer sa consommation (télétravail, présence continue, chauffage électrique non pilotable) risque de voir sa facture exploser sur 22 jours. À l'inverse, un foyer équipé d'un chauffage d'appoint au bois ou d'un poêle peut y trouver un levier d'économies très significatif le reste de l'année.
L'essentiel
- La CRE a validé +2,5 % TTC en moyenne sur le TRV au 1er août 2026, première hausse notable depuis février 2025.
- L'impact réel sur une facture annuelle est inférieur au pourcentage annoncé : +2,1 % pour un foyer sans chauffage électrique (4 000 kWh), +2,3 % pour un foyer tout électrique (8 000 kWh).
- Les composantes fixes (abonnement, TURPE, accise) amortissent les variations du prix du kWh fourniture, à la hausse comme à la baisse.
- Un foyer type 6 kVA consommant 4 000 kWh/an subit un surcoût d'environ 20 € sur l'année après la hausse d'août 2026.
- L'option Tempo reste la plus économique sur l'année pour les foyers capables d'effacer leur consommation les 22 jours Rouges.
Impact concret sur votre facture : scénario chiffré par puissance souscrite
Le chiffre de +2,5 % s'applique au tarif TTC global. Sur une facture réelle, l'effet est mécaniquement atténué par les composantes qui ne varient pas : l'abonnement, le TURPE (acheminement) et l'accise sur l'électricité augmentent selon des calendriers distincts. Autrement dit, la part « prix du kWh fourniture » ne représente qu'une fraction du montant total prélevé.
Prenons un cas concret pour mesurer l'impact. Un foyer en 6 kVA, chauffage au gaz, consommant 4 000 kWh par an en option Base. Un second foyer, chauffage électrique, consommant 8 000 kWh par an en option HP/HC. Les deux subissent la hausse d'août 2026, mais pas dans les mêmes proportions. Le calcul détaillé ci-dessous permet de comprendre pourquoi l'effet ressenti sur le porte-monnaie est inférieur au pourcentage annoncé.
Décomposition d'une facture type 6 kVA
Pour le foyer sans chauffage électrique (4 000 kWh/an, option Base 6 kVA), la facture annuelle se décompose ainsi :
- Abonnement : environ 156 € TTC par an (12 × 13 €). Cette part ne change pas au 1er août.
- Consommation : 4 000 kWh × 0,2001 € = 800,40 € TTC avant hausse. Après le 1er août, 4 000 × 0,2051 € = 820,40 € TTC.
- Total annuel : 956,40 € avant, 976,40 € après la hausse. Soit +20 € sur l'année, ou +2,09 % sur la facture totale.
Pour le foyer avec chauffage électrique (8 000 kWh/an, option HP/HC 6 kVA, en supposant 60 % de la consommation en HC) :
- Abonnement : environ 168 € TTC par an.
- Consommation : la facture était d'environ 1 440 € TTC avant hausse (HP + HC pondérées). Après +2,5 % sur la part fourniture, le surcoût atteint environ 36 € par an.
Dans les deux cas, le surcoût annuel reste inférieur à l'addition de quelques cafés par mois.
Quel surcoût annuel attendre en 2026 ?
Le surcoût annuel dépend directement du volume de kWh consommés. En ordre de grandeur :
- Petit logement (2 500 kWh/an) : +12 à 15 € sur l'année.
- Foyer moyen sans chauffage électrique (4 000 kWh/an) : +20 €.
- Maison chauffée à l'électricité (8 000 à 10 000 kWh/an) : +40 à 50 €.
- Grande maison tout électrique (15 000 kWh/an) : +75 €.
Ces chiffres illustrent l'évolution des prix de l'électricité en 2026 en France, avec le TRV, le kWh et la facture expliqués.
Ces montants sont calculés sur la base du tarif réglementé, option Base. Ils ne tiennent pas compte d'un éventuel changement d'option ou de fournisseur, qui peut modifier sensiblement la facture dans un sens ou dans l'autre. Notre guide pour trouver un fournisseur d'électricité moins cher en 2026 détaille les démarches pour comparer les offres.
Pourquoi les taxes limitent l'effet des baisses (et amplifient les hausses)
Un raisonnement simpliste consiste à multiplier sa facture annuelle par le pourcentage d'évolution annoncé. C'est une erreur de calcul qui fausse toutes les comparaisons et conduit à surestimer l'impact des variations du TRV : à la hausse comme à la baisse. La raison tient dans la structure même de la facture d'électricité.
En pratique, le prix du kWh fourniture ne représente qu'environ 35 à 40 % du total facturé. Le reste se compose de l'abonnement, du TURPE (acheminement et distribution) et de l'accise sur l'électricité, autant de postes qui obéissent à leurs propres calendriers de révision. Quand le prix de marché baisse, ces postes fixes atténuent la baisse sur la facture finale. Quand il monte, ils atténuent aussi la hausse : mais le consommateur ne perçoit souvent que le pourcentage annoncé, pas le mécanisme qui l'amortit.
Accise sur l'électricité et TURPE : ce qui ne bouge pas
L'accise sur l'électricité (ex-TICFE) est une taxe fixée par l'État, assise sur chaque kWh consommé. Elle ne fluctue pas avec le marché de gros. Son niveau a été ramené à 32,44 €/MWh pour les particuliers (soit environ 0,0324 €/kWh) depuis février 2025, après avoir été abaissé à 1 €/MWh durant le bouclier tarifaire. Cette taxe est intégrée au TRV et ne fait pas l'objet d'une révision semestrielle.
Le TURPE (Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité) rémunère Enedis et RTE pour l'acheminement. Il est révisé annuellement, généralement en août, selon une trajectoire pluriannuelle fixée par la CRE. Sa part dans la facture est structurelle et ne dépend pas des prix de marché. Pour un foyer type, le TURPE représente environ 25 à 30 % de la facture totale.
L'erreur de calcul qui fausse les comparaisons
Voici concrètement comment l'erreur se produit. Le consommateur lit « baisse de 15 % en février 2025 ». Il applique mentalement −15 % à sa facture de 1 200 € et s'attend à 180 € d'économies annuelles. Mais la baisse de 15 % portait sur le prix du kWh réglementé, pas sur la facture totale.
💡 À noter : la part variable (kWh × prix unitaire) représente environ 80 à 85 % de la facture d'un foyer type. Une baisse de 15 % sur cette part se traduit par une baisse réelle de l'ordre de 12 à 13 % sur la facture finale : et non 15 %.
Le même mécanisme joue pour la hausse d'août 2026 : +2,5 % sur le kWh se traduit par environ +2,1 % sur la facture pour un foyer sans chauffage électrique, et jusqu'à +2,3 % pour un foyer tout électrique. La différence est modeste, mais le principe mérite d'être connu pour lire correctement les annonces tarifaires.
Prix de l'électricité en 2026 : tendances de marché et perspectives 2027
Le TRV ne suit pas le marché de gros en temps réel, mais il en reflète les tendances avec un décalage de quelques mois. Pour comprendre où va le tarif réglementé, les experts scrutent deux indicateurs : le prix spot (marché journalier) et le prix à terme (contrats pour livraison future).
En octobre 2025, le prix spot moyen de l'électricité s'établissait à 83,4 €/MWh (Opera Énergie, 2025), un niveau modéré comparé aux 200-300 €/MWh observés durant la crise de 2022. Le prix à terme pour livraison en 2026 (CAL 2026) se situait autour de ce même ordre de grandeur, suggérant une certaine stabilisation. Pour une vue d'ensemble actualisée, consultez notre analyse complète du prix de l'électricité en 2026.
Pour des informations plus détaillées sur les futures révisions, notamment l' augmentation de l'électricité en janvier 2026, il est conseillé de consulter les prévisions de la CRE.
Marché de gros et prix spot : ce que surveillent les experts
Le prix spot reflète l'équilibre offre-demande sur le marché journalier de l'électricité. Il est sensible à quatre facteurs principaux : la température (vague de froid = consommation de chauffage), la disponibilité du parc nucléaire français, la production renouvelable intermittente (éolien, solaire) et le prix du gaz en Europe.
Les 83,4 €/MWh d'octobre 2025 (Opera Énergie, 2025) correspondent à un marché ni détendu ni sous tension. Historiquement, un prix spot autour de 80 €/MWh est cohérent avec un TRV qui évolue par petits ajustements, comme celui de février 2026 (+0,62 %). Une remontée durable au-dessus de 120-130 €/MWh serait en revanche le signal d'une pression à la hausse plus marquée.
Prévisions 2027 : ce qu'on peut raisonnablement anticiper
Aucune prévision chiffrée officielle n'est publiée pour le TRV de 2027. La CRE ne communique ses propositions que quelques semaines avant chaque échéance. Les seuls indicateurs disponibles sont les prix à terme sur les marchés de gros, qui donnent une tendance, pas une certitude.
Deux scénarios se dessinent selon les analystes du secteur. Un scénario de stabilité relative, si les prix de gros restent dans la fourchette 75-95 €/MWh et que le parc nucléaire fonctionne sans incident majeur. Un scénario de tension, si le prix du gaz remonte durablement ou si la production nucléaire rencontre des aléas techniques. Dans les deux cas, les mouvements devraient rester à un chiffre : les épisodes de +15 % ou +20 % observés en 2022-2023 ne sont pas anticipés par les marchés à terme actuels.
Réduire sa facture malgré la hausse : actions concrètes pour le foyer
Face à une hausse modérée comme celle d'août 2026, quelques ajustements simples suffisent souvent à l'absorber. L'enjeu n'est pas de changer de fournisseur dans la précipitation : les offres de marché suivent généralement la même tendance : mais d'agir sur les deux leviers que le consommateur maîtrise : son contrat et sa consommation.
Un audit rapide de sa facture permet de vérifier que la puissance souscrite (kVA) n'est ni surdimensionnée (on paie un abonnement trop élevé) ni sous-dimensionnée (le disjoncteur saute). Beaucoup de foyers en 9 kVA pourraient passer en 6 kVA sans conséquence, économisant 20 à 30 € par an sur l'abonnement seul.
Optimiser son contrat : option HP/HC et puissance souscrite adaptée
Le premier levier est le choix de l'option tarifaire. Un foyer équipé d'un ballon d'eau chaude électrique a intérêt à programmer ce dernier sur les heures creuses. Le surcoût de l'abonnement HP/HC (environ 12 € par an par rapport à l'option Base) est largement compensé dès lors que 30 % de la consommation est déplacée en heures creuses.
La puissance souscrite mérite aussi un réexamen. Un compteur Linky permet de consulter l'historique de puissance maximale atteinte. Si la puissance max enregistrée sur un an ne dépasse jamais 5 kVA, un abonnement 6 kVA est bien calibré. Si elle ne dépasse jamais 3 kVA, passer en 3 kVA fait économiser la différence d'abonnement.
Gestes bricolage et isolation pour réduire la consommation kWh
Les économies les plus durables viennent de la réduction de la consommation, et plusieurs interventions sont accessibles sans faire appel à un professionnel :
- Isolation des combles perdus : la pose de rouleaux de laine de verre (30 cm, R ≥ 8) représente un investissement de 15 à 25 €/m² en autopose. Les déperditions de chaleur par le toit représentent 25 à 30 % du total.
- Calorifugeage des tuyaux de chauffage : gain de 3 à 5 % sur le poste chauffage, matériau à moins de 5 € le mètre linéaire.
- Programmation du chauffe-eau en heures creuses via le contacteur jour/nuit du tableau électrique : simple à vérifier et à corriger si nécessaire.
- Remplacement des ampoules par des LED : pour 10 points lumineux passant de 60 W à 8 W, le gain approche 100 kWh par an si l'éclairage est utilisé 3 heures par jour.
Ces gestes, chiffrés à quelques centaines d'euros de matériel, amortissent largement le surcoût annuel de 20 à 50 € lié à la hausse d'août 2026.
Sources
Fiche pratique
| Surcoût annuel estimé (foyer 6 kVA, 4 000 kWh/an, option Base) | environ 20 € TTC |
| Surcoût annuel estimé (foyer 6 kVA, 8 000 kWh/an, chauffage électrique) | environ 36 à 40 € TTC |
| Prochaine révision du TRV | 1er février 2027 (sauf décision gouvernementale anticipée) |
| Part de la fourniture dans la facture totale | 35 à 40 % (le reste = abonnement, TURPE, accise) |
| Autorité de régulation | CRE (Commission de régulation de l'énergie) |
| Options tarifaires concernées | Base, Heures Pleines/Heures Creuses, Tempo |
| Levier d'économie immédiat | Vérifier la puissance souscrite (kVA) et l'adapter à sa consommation réelle |
| Levier bricolage maison | Isolation des combles perdus (R ≥ 8), calorifugeage des tuyaux, programmation chauffe-eau en HC, LED |
Les indications fournies sont générales. Avant des travaux engageant la sécurité ou les normes, sollicitez un artisan qualifié (RGE, Qualibat, électricien).
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Questions de bricoleurs
Quelle sera l'augmentation des tarifs gaz et électricité en 2026 ?
Pour l'électricité, le tarif réglementé a connu une hausse de +0,62 % en février 2026 puis +2,5 % TTC en moyenne au 1er août 2026 (CRE, 2026). Aucune autre révision du TRV électricité n'est programmée avant février 2027. Pour le gaz, le tarif réglementé a disparu depuis juin 2023 ; le prix de référence de la CRE sert d'indicateur et évolue mensuellement selon le marché de gros.
Quel est la prévision d'augmentation du prix de l'électricité en France en 2027 ?
Aucune prévision officielle n'a été publiée par la CRE pour 2027. Les marchés à terme indiquent une fourchette de stabilité relative autour de 75-95 €/MWh, ce qui suggère des évolutions modérées du TRV. Mais ces signaux ne valent pas certitude : un incident sur le parc nucléaire ou une flambée du gaz peuvent modifier la trajectoire en quelques semaines. La première indication officielle sera communiquée par la CRE en janvier 2027.
Qu'est-ce qui va augmenter en 2026 ?
Le tarif réglementé de vente (TRV) de l'électricité augmente de +2,5 % TTC en moyenne au 1er août 2026. Le TURPE est également révisé annuellement en août selon une trajectoire pluriannuelle fixée par la CRE. L'accise sur l'électricité (ex-TICFE) est restée stable en 2026 après son relèvement à 32,44 €/MWh en février 2025. Aucune hausse de la TVA ni création de nouvelle taxe n'a été annoncée pour l'énergie en 2026.
Quel intérêt de rester chez EDF ?
Rester au tarif réglementé (tarif Bleu EDF) protège contre la volatilité des prix de marché, car le TRV est lissé et encadré par la CRE. Les offres de marché peuvent être moins chères à un instant T, mais elles répercutent plus rapidement les hausses du prix de gros. EDF propose aussi l'option Tempo, exclusive et souvent plus économique que les offres concurrentes pour les foyers capables de réduire leur consommation 22 jours par an. Enfin, le TRV sert de référence légale pour les comparatifs et reste l'offre la plus transparente sur son mécanisme de fixation.
